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Informations Bakens Verzet

STICHTING BAKENS VERZET

1018 AM AMSTERDAM, THE NETHERLANDS

Director,

T.E.(Terry) Manning,

Schoener 50,

1771 ED Wieringerwerf,

The Netherlands.

Tel: 0031-227-604128.

Homepage: http://www.flowman.nl

E-mail: (nameatendofline)@xs4all.nl : bakensverzet

 


Idition 01: 19 Dicembre, 2001


PROJET NOUVEAUX HORIZONS POUR TCHAOUROU

DÉVELOPPEMENT INTÉGRÉ AUTOFINANCÉ DE LA RÉGION DE TCHAOUROU AU BÉNIN

INCORPORANT SYSTÈMES ÉCONOMIQUES LOCAUX ET SYSTÈMES DE MICRO-CRÉDIT SANS INTÉRÊTS

Préparé pour l'ONG Nouveaux Horizons pour Tchaourou par :

CHABI-SIKA Karimou, République du Bénin

et

Terry Manning, Pays-Bas


Sommaire exécutif


PREMIÈRES CONSIDÉRATIONS

Ce projet présente un plan formel de travail pour le développement auto-financé de la zone de Tchaourou au Bénin. Il comprend une série d'innovations en termes d'instruments financiers, de pleine utilisation des capacités locales et d'introduction de technologies modernes à des fins de développement endogène. Il couvre des secteurs aussi variés que l'éducation primaire et de base, l'hygiène, la fourniture d'eau potable, l'assainissement, la collecte des ordures ménageres, l'éclairage par système solaire photovoltaïque PV, la réfrigération pour la conservation des vaccins, les foùers améliorés à haut rendement, l'utilisation rationnelle de la bio-masse et l'amélioration des structures scolaires. Il promeut le développement continu de la productivité dans la zone du projet et y crée des possibilités de plein emploi.

LISTE DE SUJETS CLEFS

Anhydrite CaS04 + 1/2 H20 utilisation, assainissement pays en voie de développement, Assainissement sec, Auto-financement projets de développement, Banques rôle dans le développement, Bénin, Beosite produits, Bio-masse pour foùers, Briquettes bio-masse, Chain control intégral, Clubs d'hygiène projets de développement, CO2 émissions réduction, Compost recyclage, Compostage toilettes, Coopération rôle dans le développement, Développement durable, Développement industriel, Durable développement, Eau potable fourniture, Eaux de pluie récolte, Éclairage photovoltaïque PV, Économie aide étrangère, Économie développement auto-financé, Économie développement industriel, Économie développement sans intérêts, Économie impôts et développement, Économie Local Exchange Trading LETS, Économie micro-crédits, Économie monnaies locales développement, Économie pays en voie de développement, Économie projets de développement, Éducation à l'hygiène, Fabrication locale, Femmes rôle dans le développement, Fourniture en eau projets, Foùers à rendement élevé, Gender rôle des femmes, Gypsum cheap CaS04+H20 utilisation, Hygiène éducation, Intérêts rôle dans développement, Lavage structures pour, Matériaux régenération, Micro-crédit systèmes de, Monnaies locales systèmes de, Morais Clodomir Santos de, Ordures systèmes de récolte, Ateliers OW, Pauvreté lutte contre la, Photovoltaïque systèmes de, Pompes manuelles, Pompes solaires immergibles, Pompes solaires photovoltaïques PV, Prêts sans intérêts, Projets de développement intégrés, Projets de développement structures, Purification UV d'eau, PV photovoltaïque applications, Recyclage centres de, Recyclage compostage, Recyclage ordures, Réfrigération photovoltaïque PV, Régenération matériaux, Réservoirs Beosite fabrication locale, Systèmes LETS, Systèmes photovoltaïques PV domestiques, Tchaourou Bénin, Toilettes Beosite, Toilettes compostage, Urine recyclage


INTRODUCTION

Les auteurs :

Karimou CHABI-SIKA est originaire de Tchaourou. Il est ingénieur en électrotechnique, a obtenu un Master of Sciences en Génie Électrique à l'Université Laval au Canada et un Doctorat en Génie Électrique à l'Université Nationale du Bénin. Depuis 1990 il est très actif dans des activités de développement à la base dans des domaines ayant trait à l'énergie, à la micro finance et aux technologies adaptées. Il est résident au Bénin de nationalité Béninoise.

Terry Manning est né le 21 juillet 1942. Il est un avocat de nationalité néo-zélandaise et résident au Pays Bas. Il s'occupe depuis 20 vingt ans du développement de technologies pour le pompage manuel et solaire dans les pays pauvres. Il est l'auteur du Modele de projet de développement intégré auto-financé dont le présent projet Nouveaux Horizons pour Tchaourou constitue une application. Sa contribution a été placée dans le domaine public à travers l'internet.

Généralités :

CHABI-SIKA Karimou et Terry Manning ont établi un rapport de collaboration pour la réalisation du présent projet dont la responsabilité formelle est mise à la charge d'une ONG locale Béninoise dénommée Nouveaux Horizons pour Tchaourou dont le siège se trouve à Tchaourou, République du Bénin.

Le projet vise à promouvoir :

a) La technologie "Beosite (R)" développée à travers les recherches de la société hollandaise Eos Consult. La technologie Beosite (R) rend possible la fabrication au niveau local de la plupart des produits importants au développement local dans des d'unités de production à faible capital d'investissement avec 100% de valeur locale ajoutée. La technologie est mise gratuitement à la disposition du projet intégré de développement exécuté en bonne foi.

b) Les programmes d'éducation à l’hygiène basis sur la formation de Clubs de Santé introduits par l'ONG Zimbabwe A.H.E.A.D. Un programme d'éducation à l’hygiène sera institué aussi dans les écoles de la zone du projet.

c) L'application de la méthodologie de «capacitation sociale » à travers d'ateliers développés par le brésilien Clodomir Santos de Morais, de manière qu'à la fin les usagers dans la zone du projet puissent prendre d'initiatives autonomes pour la définition, exécution, administration, entretien, paièment, et propriété des structures prévues par le projet.

d) Le financement du projet à travers un seed loan dicennale sans intérêts, la constitution de systèmes économiques locaux (SEL-LETS) et par un système coopératif de micro-crédits sans intérêts partiellement modelé sur la banque Grameen en Bangladesh. Le remboursement du crédit par les usagers est couvert entièrement par leurs épargnes sur leurs dépenses actuelles.

Les structures financières prévues permettent le recyclage systématique sans intérêts de fonds soit dans les monnaies LETS locales soit sur fonds Coopératif en monnaie formelle à l'intérieur de la zone du projet avec autant de passages de recyclage possibles.

Les fuites financières de la zone du projet sont contrôlées


LES SUIVANTS DESSINS ET GRAPHIQUES CONSTITUENT PARTIE INTÉGRANTE DU PROJET

DESSIN DES STRUCTURES DU PROJET
DESSIN DU MOUVEMENT FINANCIER
COMMISSIONS RÉSERVOIR - LES STRUCTURES PRINCIPALES
COMMISSIONS PUITS
DESSIN DES STRUCTURES SEL-LETS
COMMENT FONCTIONNE UNE TRANSACTION SEL-LETS
DESSIN DES STRUCTURES DE FOURNITURE EN EAU POTABLE
DESSIN DE L'INSTALLATION D'UN RÉSERVOIR À EAU POTABLE
DESSIN D'UN FOURNEAU À HAUT RENDEMENT EN BEOSITE
DESSIN D'UNE TOILETTE À COMPOSTAGE SEC
DESSIN DES STRUCTURES DE RECYCLAGE DES ORDURES
ILLUSTRATION DU SYSTÈME DE MICRO-CRÉDITS
COMMENT ON DÉPENSE LE CRÉDIT ORIGINAIRE
LE CYCLE DES CRÉDITS SANS INTÉRÊTS
DÉPENSES PRÉVUES PAR TRIMESTRE
DÉPENSES DU PREMIER TRIMESTRE
DÉPENSES DU DEUXIÈME TRIMESTRE
DÉPENSES DU TROISIÈME TRIMESTRE
DÉPENSES DU QUATRIÈME TRIMESTRE
DÉPENSES DU CINQUIÈME TRIMESTRE
DÉPENSES DU SIXIÈME TRIMESTRE
DÉPENSES DU SEPTIÈME TRIMESTRE
DÉPENSES DU HUITIÈME TRIMESTRE
DERNIÈRES DÉPENSES


LISTE DES ABBREVIATIONS UTILISEES

Abréviation

Déscription

CASO4

Sulfate de calcium

DIAM

Diamètre

DIAM EXT

Diamètre extérieur

DIAM INT

Diamètre intérieur

EG

Par exemple

H2O

Eau

SEL-LETS

Système économique d'échanges locaux

ONG

Organisation non gouvernementale

PV

Photovoltaïque

SHS

Systèmes solaires domestiques

TV

Télévision

UV

Ultra-violette

V

Volt

Wc

Watts crête


CONTENU

Pages

Contenu

 

 

001

Premières considirations

002

Liste des sujets clef

003

Introduction

004

Dessins et graphiques constituant partie intégrante des documents du projet

005

Abréviations utilisées

006

Contenu

010

1. Les origines du projet

015

2. Le projet

017

2.01 Les buts immédiats

018

2.02 Les buts à long terme

019

2.03 Les bases économiques du projet

021

2.04 Les principes de base du projet

023

2.05 Les cinq conditions préalables

024

2.06 Les structures institutionnelles

033

2.07 La question de la propriété

034

2.08 Les assurances relatives à la mise en oeuvre

035

2.09 Les impôts et les systèmes économiques locaux (SEL-LETS)

036

2.10 Les conséquences de l'inflation sur le remboursement du financement

038

2.11 Les assurances et le forfait en forme de don

039

2.12 La circulation des informations

040

2.13 Recyclage de fonds et importation de biens de production

 

 

042

3. Les œuvres prévues et leurs conséquences

042

3.1 Les structures d'éducation à l’hygiène

043

3.2 L'assainissement

045

3.3 Les unités locales de production en Beosite (R)

047

3.4 La fourniture en eau

050

3.5 Les développements institutionaux

053

3.6 L'éclairage, TV et réfrigération PV

054

3.7 Les systèmes d'éclairage domestiques

055

3.8 Les contributions et les frais de gestion

 

 

057

4. Le plan de travail

057

4.1 La première phase de recherches

059

4.2 La deuxième phase

060

4.2.0 Virement de fonds

061

4.2.1 Clubs de santé

064

4.2.2 Structures sociales locales

065

4.2.3 Structures SEL-LETS

067

4.2.4 Structures micro-crédit

069

4.2.5 Usines Beosite

071

4.2.6 Structures recyclage

073

4.2.7 Structures bio-masse

075

4.2.8 Station radio

077

4.2.9 Structures en eau potable

079

4.3 La troisième phase - implémentation

081

4.4 La quatrième phase - suivi implémentation

 

 

082

5. Le bilan indicatif

085

Brève analyse

086

Dépenses systématiques

086

Revenus

086

Observations

088

Liste graphiques incorporées

 

 

089

ANNEXE 1 - Le projet en détail

089

01. L'explication du projet

094

02. La coopération des populations locales

095

02.1 Clubs de santé

096

02.2 Structures sociales

097

02.3 Structures SEL-LETS

101

02.4 Structures micro-crédit

105

02.5 Usines Beosite

106

02.6 Structures de recyclage

108

02.6.1 Réservoirs compostage

109

02.6.2 Réservoirs à urine

110

02.6.3 Réservoirs eaux usées

111

02.6.4 Récipients compostage

112

02.6.5 Système récolte compostage

113

2.6.6 Système récolte solides non organiques

114

2.7 Bio-masse

116

2.8 Structures en eau potable

117

2.8.1.1 Papane et hameaux

118

2.8.1.2 Worogui-Bourcouroh et hameaux

119

2.8.1.3 Tchaourou-Worogui-Boronin et hameaux

120

2.8.1.4 Okelagba-Ginirou-Tipkarou-Gokanna et hameaux

121

2.8.1.5 Goro et hameaux

122

2.8.1.6 Alafiarou-Agrammarou-Koko et hameaux

123

2.8.1.7 Agbassa-Koko-Koda et hameaux

124

2.8.2.1 Banigri-Bitirou-Sinahou-Warimarou et hameaux

125

2.8.2.2 Yebissi-Kpessou et hameaux

126

2.8.2.3 Sanson-Kpassatona et hameaux

127

2.8.2.4 Barirou-Sibou et hameaux

128

2.8.3.1 Kinnoukpannou-Tchatchou et hameaux

129

2.8.3.2 Bakpirou-Koubou et hameaux

130

2.8.3.3 Kika-Gobaka-Winra et hameaux

131

2.8.3.4 Tandou-Boua et hameaux

132

2.8.3.5 Kabo-Monro-Wonkourou et hameaux

133

2.8.3.6 Kpara et hameaux

134

2.8.3 Sommaire fourniture en eau

135

2.8.4 Principes placement structures

136

2.8.5 Les forages et leurs aménagements

137

2.8.6 Les points d'eau

138

2.8.7 Éléments de bilan relatifs à l'eau

144

2.9 Éclairage PV

147

2.10 Reforestation et récolte eaux pluviales

150

2.11 Le projet et les structures scolaires

151

Liste des annexes, remerciements, relations

 

Annexe 02 - Informations sur les ateliers organisationaux

 

Annexe 03 – Cartes géographiques de la région

 

Annexe 04- Informations techniques sur les pompes solaires recommandées

 

Annexe 05- Informations techniques sur les pompes manuelles

 

Annexe 06- Informations techniques sur le procédé Beosite(R)

 

Annexe 07 -Un programme indicatif d'éducation à l’hygiène

 

Annexe 08 - Opération des systèmes SEL-LETS


1. LES ORIGINES DU PROJET

L'éducation à l’hygiène, l'assainissement, la fourniture en eau potable, et le recyclage des ordures sont à la base d'une vie saine et d'une bonne qualité de vie. Un tiers de la population du monde manque d'eau potable. Encore plus de monde n'a pas accès à de structures hygiéniques d'assainissement.

La satisfaction de besoins les plus élémentaires bénéfice d'une priorité absolue dans le cadre des programmes d'aide en faveur des pauvres dans les pays en voie de développement. L'éducation à l’hygiène, l'assainissement, la fourniture en eau potable et les autres initiatives ici prévues tiendront compte des structures sociales des communautés. Chaque initiative doit être autofinancée et durable sans avoir besoin d'autres financements externes une fois que le crédit initial sans intérêts ait été remboursé.

Souvent, le développement du potentiel de la production et des services au niveau local est freiné par l'absence chronique de fonds. Le peu d'argent qui passe par les zones pauvres est drainé directement des économies locales pour entrer dans les circuits nationaux et plus fréquemment internationaux. Cette fuite est causée soit par les importations d'énergie et de produits industriels soit par l'accumulation d'intérêts à travers les nombreux passages qui caractérisent le système financier actuellement dominant dans le monde occidental. Le contenu en intérêts du prix d'un produit occidental peut atteindre 40%.

Les habitants de la sous-prifecture de Tchaourou au Bénin ne bénéficient que partiellement d'instructions concernant l'hygiène de base. Elles assistent bien aux campagnes de sensibilisation tenues de temps en temps, mais l'on n'a pas de structures et d'une méthode qui n'exige pas le savoir lire. L'éducation à l’hygiène pratiquée dans les écoles fait partie du cours intitulé «Économie familiale » mais l'éducation reste encore un luxe inaccessible pour certaines couches de la population. Il n'y qu'un médecin pour les 70.000 habitants de la région, un infirmier pour 6.000 habitants, et une sage femme pour 6.000 habitants.

La consommation d’eau potable est d'environ 20 litres par personne par jour. On retient que la quantité minimum acceptable soit 40 litres par jour par personne. L'eau potable est obtenue dans des forages, des puits, et des rivières. L'eau des forages et puits est potable, celle des rivières ne l'est pas. Les maladies telles la diarrhée, la dysenterie, la bilharziose et le vers de Guinée sont présentes. En ce qui concerne l'assainissement, de simples latrines existent dans la zone, mais peu de familles en disposent. On dipose l'excréta directement dans la nature évidemment sans traitement. Il n'y a pas de récolte de l'urine. On a bien l'habitude de faire la récolte de pluie à partir des toits des maisons afin d'augmenter la quantité d'eau disponible aux familles.

Le projet prévoit aussi l'établissement d'un émetteur radio locale pour faire face aux exigences de communication liées à l'exécution du projet et en support des initiatives prises. Le améliorera de façon permanente la qualité de vie des habitants de la zone du projet. Il facilitera le développement économique de la zone. Il constituera des systèmes SEL-LETS pour l'échange de produits et de services locaux, permettant ainsi mêmes aux plus pauvres de participer au développement sans avoir besoin d'argent formel, de bénéficier du système de micro-crédits sans intérêts mis à leur disposition et des services de base que le projet leur fournira.

Seulement 20% du territoire du projet a accès à l'électricité. Il s'agit des villages qui se trouvent sur l'axe Parakou-Tchaourou ( l'axe du chemin de fer). L'électricité y est disponible 24 heures sur 24 et coûte US$0.09 par kWh. Un groupe électrogène de 40 kVA devrait être installé au village de Goro en 2001, fonctionnera de 19 heures à 23 heures tous les jours. Ce système sera géré par un système communautaire et sera financé par le Gouvernement du Bénin.

Les 80% restant des familles utilisent des lampes à kérosène importées du Venezuela ou de l'Algérie. Chaque ménage a besoin de 8 litres de pétrole par mois ce qui coûte en temps normal US$5 environs, mais le prix augmente beaucoup en temps de pënurie. Ces familles dépensent en plus au moins US$4 par mois pour l'achat de battéries pour leurs appareils radio. Dans certains cas, les épargnes possibles sur les dépenses actuelles pour l'éclairage et les battiéies suffiront seules à financer un crédit sans intérêts pour l'achat d'un système solaire domestique sur une période de 2-3 ans, le projet instituera un fonds coopératif spécial pour le financement des systèmes SHS.

La zone du projet comprend 7 communes (Tchaourou, Tchatchou, Kika, Bitinou, Alafia, Sanson, Goro), 36 villages et de nombreux hameaux. Elle se trouve à sud de la ville de Parakou, à côté de la frontiere du Bénin avec le Nigéria. La population est estimée en 100.000 environs réparties en 20.000 foùers environs. Le territoire est long nord/sud 80 km environs et large 90 km environs avec une superficie de 7200 km2.

On y rencontre plusieurs ethnies réparties de la manière suivante : Bariba 34,2 % ; Peulh 18,9 % ; Nagot 15,8 % ; Ota’ari 12,9 % ; Yom Lokpa 10,9 % ; Fon 3,4 % ; Dendi 1 % ; Adja 0,6 % et autre 2,4 %.

Globalement on a 6 fleuves, 2 sources, 55 pompes; 35 puits aménagés, 73 puits non aménagés, 6 citernes, 27 km d'eau courante avec 160 abonnées (forages SBEE).

Tchaourou est une sous-préfecture du département du Borgou au nord de la République du Bénin. L'autorité administrative locale à Tchaourou est le sous-préfect, assisté d'un conseil municipal élu et dirigé par un maire nommé parmi les élus. La zone choisit un député au parlement avec les sous-préfectures de Perere, Bembiriki et N'dali. Chaque village a son chef traditionnel qui règle les problemes au sein de leurs territoires. Il n'y a pas d'assemblée régionale.

Les ministères pour le développement rural, de l'hydraulique villageoise, de l'instruction publique et de la santé, le préfet de Parakou, le sous-préfet de Tchaourou, le maire, les chefs de village et le député élu au parlement national par les habitants de la zone constituent les organes d'autorisation (enabling bodies). Ils ont tous été informés du projet et y ont donné leur approbation de principe. Les détails définitifs du projet seront établis avec la pleine coopération des usagers pendant plusieurs réunions à convoquer par le Coordonnateur et les chefs de village, et par la suite au sein des structures créées au cours du projet même.

L'eau potable

La consommation d'eau monte à 20 litres environs par personne par jour. On retient que la quantité minimum acceptable soit 40 litres par jour par personne. L'eau est obtenue dans de 35 puits aménagées, de 73 puits non aménagié, et des six rivières, deux citernes . L'eau des forages et puits est 27 km d'eau courante avec 160 abonnées (forages SBEE).

L'eau des puits est en général potable, celle des rivières ne l'est pas. Les maladies telles la diarrhée, la dysenterie, la bilharziose et le vers de Guinée sont pourtant présentes. L'adduction d'eau ne concerne qu'une minorité de la population du chef-lieu Tchaourou.

Une série de 17 forages a été réalisée principalement le long des routes bitumiés Tchaourou-Parakou et Tchaourou-Bitirou-Parakou. Les forages sont distants de 10-20 kilomètres l'un de l'autre et quelques régions en sont totalement dépourvues.

Le niveau des nappes phréatiques est d'habitude 30 mètres environs.

La fourniture en eau est la responsabilité des femmes. Parfois, elles doivent aller loin (jusqu'à 5 kilomètres) pour chercher de l'eau, ce qui leur demande un gros effort et beaucoup de leur temps qui pourrait être autrement dédié à des activités plus productives pour mieux augmenter leur qualité de vie. La fourniture de plus d'eau de meilleure qualité plus près des ménages devrait contribuer à l'amélioration de la santé des populations, réduire la pression de travail actuellement placé sur les femmes, porter à une réduction du taux de maladies, à une forte augmentation de la capacitation de travail, à une diminution des frais des médicaments, et en général libérer plus de forces pour la productivité dans la région.

Le projet prévoit aussi un système généralisé de récolte des eaux pluviales au niveau des ménages afin d'augmenter la quantité d'eau disponible directement aux familles pour les applications secondaires telles la lessive et la toilette personnelle.

Le système prévu de recyclage des urines et des eaux usées de ménage, pourront atteindre quelque 25 m 3 d'eau par an par ménage pour la fertilisation et l'arrosage des petites cultures individuelles à côté ou éventuellement sur les toits plats des habitations.

L'assainissement

Dans la région de Tchaourou très peu de familles disposent de latrines. Les gens diposent leur excréta en brousse. Ils urinent n'importe où en dehors de l'appartement, pourvu que le lieu soit discret. Dans les villages on souffre des mauvaises odeurs et des mouches et les conditions sont en général peu hygiéniques. Surtout, on gaspille les fertilisants présents dans les urines, lesquels, correctement recyclés au niveau des ménages comme prévu dans ce projet, permettent une augmentation de la production et une plus grande variété de nourritures des familles mêmes. On prévoit que les ménages qui ne veulent pas ou ne peuvent pas réaliser le recyclage des déchets humains directement au niveau du ménage puissent le faire à travers les structures de récolte établis dans le cadre des monnaies locales (LETS).

La cuisine

La cuisine constitue l'activité la plus consommatrice d'énergie dans la zone. On a besoin de 3 heures par jour pour la préparation des aliments sur un foùer situé dans de petits hangars ou à l'air libre fait de trois pierres sur lesquelles on pose la marmite qui sert à cuisiner. Le combustible utilisé est constitué par de fagots ou de charbon de bois. Les femmes vont chercher le bois elle-mêmes car il en existe abondance. Dans les villages plus grands, quelques familles achètent du charbon ou du bois, mais le probleme plus important est la fabrication du charbon de bois qui est vendu dans les grandes villes comme Parakou et même Cotonou et Abomey. Toutes les forêts de la zone sont en train d'etre dètruites par les commerçants de bois de feu et de charbon. Des conflits existent entre les populations autonomes et celle qui viennent du dèpartement du Mono (au sud). Ces dernières détruisent les forêts pour fabriquer le charbon.

Le projet couvre donc la production en Beosite de foùers á rendement élevé au niveau local dans le cadre des systèmes économiques locaux SEL-LETS, donc sans avoir besoin de monnaie formelle. La bio-masse nécessaire comme combustible pour les foùers sera également produite au niveau local, éliminant progressivement l'utilisation de bois et de charbon, réduisant les émissions de CO2, sans limiter la disponibilité de fertilisants naturels destinés à l'agriculture locale. Le but secondaire du projet est l'amélioration de la qualité et la quantité des réserves boisées de la zone. Pour se faire des mesures devront être prises au niveau politique pour arrêter la fabrication sur grande échelle du charbon de bois.

Pour la cuisine pendant la journée, le projet assurera la possibilité de la production locale de foùers solaires.

La récolte et le recyclage des ordures

Il n'y a pas de service de récolte des ordures ménageres dans la zone du projet. Les ordures sont mises dans des récipients et transportées á bout de bras ou sur la tête d'où l'on les jette tout simplement quelque part en lieu convenu non loin des habitations, créant de problèmes de mauvaises odeurs et d'hygiène, en particulier á Tchaourou. Le projet constituera des centres pour la récolte et recyclage des ordures dans le cadre des systèmes de monnaies locales SEL-LETS en crént de la valeur ajoutée au niveau local. Les matériaux qui ne sont pas recyclables au niveau local seront ``exportés`` de la zone par les centres de recyclage contre une monnaie formelle qui sera utilisée pour le remboursement des micro-crédits avancés aux centres au commencement de leurs opérations.

L'éclairage et la radio

Pour l'éclairage on se sert, sauf dans les villages sur l'axe Tchaourou-Parkou branchés au riseau électrique, actuellement de lampes á pétrole. L'éclairage est utilisé principalement pour éclairer la cours, l'appartement et la cuisine, et pour les études. Le pétrole est importé du Venezuela et de l'Algérie. On a en moùenne besoin de 15 litres par mois par foùer à un coût moùen de US$5, ce qui représente au moins 5% des revenus ménagers.

Il y a au moins une radio par ménage, et tout le monde écoute les nouvelles, les communiqués et la musique. L'achat de battéries coûte entre les US$4-10 par mois, et il constitue donc une source importante de fuite de moùens financiers de la région, car US$ 4 égal au moins 4% des revenus moùens des familles. Le projet établit un fonds séparé pour l'achat sans intérêts de systèmes solaires domestiques la où les épargnes sur le pétrole et les battéries sont telles qu'elles puissent seules financer l'achat des systèmes sur 2-3 ans. On donnera de soutien á l'achat de radios non-électriques et de radios á rendement élevé incorporant de battéries rechargeables.

Le transport

En dehors des deux routes nationales bitumies (RNIE) Tchaourou-Parakou et Tchaourou-Bitirou-Parakou, il existe bien un réseau de routes secondaires en état de dégradation avancée. Ces routes sont traversées par des cours d'eau sur lesquels il n'y a pas de ponts. Certaines localités deviennent inaccessibles en saison de pluie.

La zone nord-est de la région du projet, celle du triangle Kika-Tandou-Kabo est actuellement isolée de l'axe Tchaourou-Tchachou. Le désenclavement Tchatchou-Kika se trouve en projet. La pleine intégration de la zone de Kika avec l'axe nord-sud Tchaourou-Tchatchou rentre dans le cadre de la politique de décentralisation en cours au Bénin.

Le projet Nouveaux Horizons pour Tchaourou n'a pas la prétention de se substituer à l'état Béninois en ce qui concerne la construction routière. Il ne peut pas résoudre les problèmes de la communication routière dans la région. Toutefois, des initiatives en faveur du drainage des eaux pluviales pourront être exécutées dans le cadre des monnaies locales SEL-LETS, surtout pour éliminer les eaux stagnantes qui restent potentiellement source de maladies.

Les distances á couvrir dans la zone du projet peuvent rarement dépasser á 50 kilomètres dans des voùages entre les chef-lieux des communes et les villages aux alentours. Un service de train n'existe que sur les 30 kilomètres entre Tchaourou et Tchatchou et ne fait que la liaison entre ces deux localités une fois par jour.

Les services disponibles pour le transport local sont basis sur l'utilisation de l'automobile et la moto, ce qui nécessite d'importer les carburants et les pièces détachées pour l'entretien des véhicules, les services ce qui est une source de fuite financière continue de la zone.

Le projet cherchera á bloquer cette fuite financiére par :
a) Une réduction de la nécessité de voùager sur de grandes distances
b) Introduisant de systèmes alternatifs de transport local à main d'œuvre intensive dans le cadre des monnaies locales SEL-LETS.


2. LE PROJET

Le projet est basi sur l'éducation à l’hygiène, l'installation de systèmes d'assainissement modernes et durables, la fourniture en eau potable distribuée, l'éclairage photovoltaïque pour les études, la production de foùers à rendement élevé pour la cuisine et la production de bio-masse, et un système complet de recyclage des ordures solides, au bénéfice de toutes les populations de la région de Tchaourou au Bénin.

Il comprend pour ce qui concerne l´éducation à l’hygiène l'institution de Clubs de Santé et de cours d'hygiène spécialisés auprès des écoles. Dans le secteur de l'assainissement on prévoit l'installation de toilettes fonctionnant á sec soit au niveau des ménages qu'au niveau public, incorporant la séparation de l'urine de l'excréta. Des systèmes de drainage et de récolte des eaux pluviales sont prévus. Pour ce qui concerne la fourniture en eau, on donnera exécution au creusement de forages et puits (au tant que nécessaire) et à l'installation de pompes et de réservoirs afin que les usagers puissent accéder á l'eau á une distance pas supérieure à 150 mètres de leurs maisons. On constituera des systèmes de monnaies locales SEL-LETS pour promouvoir des échanges de produits et de services au niveau local. L'importation dans la zone du projet d'équipements de production sera couverte à travers l'institution d'un système de micro-crédits sans intérêts à recyclage continu.

Le paquet de base offert par le projet fait référence aussi á l'éclairage photovoltaïque pour les écoliers et élèves pour les études, dans les cliniques, dans les localités pas desservées par le réseau électrique, et à la réfrigération photovoltaïque pour les médicaments et les vaccins. L'éclairage photovoltaïque nécessaire à la production locale sera financé par les projets individuels de micro-crédit. La TV photovoltaïque pour l'instruction publique sera comprise en présence de programmes d'instruction télivisés dans les langues locales. L'éclairage PV pour le `confort` des particuliers sera financé au moùen d'un fonds coopératif à part pour les cas où les épargnes des ménages sont telles qu'elles puissent couvrir les frais d'achat d'un système solaire domestique sur une période de 2-3 ans. Les usagers doivent être capables de faire face soit au remboursement de la contribution mensuelle du projet de base, soit au remboursement des contributions à couverture des systèmes solaires domestiques.

Le projet prévoit en plus la fourniture de foùers pour la cuisine, faits avec 100% de valeur ajoutée locale, et la bio-masse à les faire fonctionner. Le but de cette initiative n'est pas tellement d'éviter de frais, car la cuisine est faite actuellement utilisant de fagots de bois que les femmes vont chercher. L'utilisation d'un système plus efficient signifiera une épargne de temps aux femmes, une amélioration de l'airation dans les ménages, et une réduction du taux de la déforestation en cours.

Dans la mésure du possible, on procédera á la production de foùers solaires fabriquié en Biosite dans le cadre des systèmes de monnaie locale SEL-LETS.

Des centres de recyclage des ordures seront établis dans le cadre des monnaies locales SEL-LETS.

On procédera á la récolte des eaux pluviales soit au niveau des ménages, soit au niveau rural, et á l'amélioration du système du drainage dans les villages et hameaux de la région, pour éviter la formation de boues et l'accumulation d'eaux de surface stagnantes qui sont dangéreuses à la santé des populations.

Le projet prévoit l'établissement d'une station radio locale pour la diffusion de communiqués et d'informations concernant l'opération du projet et des systèmes de monnaies locales. Il sera aussi mis en place un système TV par l'utilisation des vidéos de sender. À travers le système des micro-crédits on établira de points de communication, des points de consultation agraire, des points de promotion des activités culturelles dans la région et éventuellement de coopératives d'export-import selon les exigences exprimées par les usagers.

Le montant de crédit décennal sans intérêts est US$ 6.000.000, soit US$60 par usager. Un bilan détaillé se trouve à la page 82.

Le projet s'étendera sur au moins 8 ans suite à la période initiale de deux ans. Après ces deux premières années de démarrage, le développement sera généré par les communautés elles-mêmes, appuyées par une supervision générale de la part du Coordonnateur.

La partie exécutive dure 24 mois à partir de la date de mise à disposition du crédit décennal. Elle est divisée en les phases suivantes:

-Phase 1 : préparation et présentation du projet de base.

-Phase 2 : définition finale du projet, négociations avec le département des impôts, la formation des Clubs de Santé, démarrage de l'éducation à l’hygiène, démarrage de l'organisation des usines Biosite, organisation des systèmes de monnaies locale SEL-LETS; approbation définitive des phases suivantes. La phase 2 durera 9 mois, et sera caractirisée par la mise en oeuvre de plusieurs ``ateliers`` suivant la méthode du brézilien Clodomir Santos de Morais.

-Phase 3 : poursuite de l'éducation à l’hygiène, la construction des services d'assainissement, la construction de puits et l'installation de pompes et réservoirs, démarrage de la production de foùers, organisation de la production de bio-masse, établissement du système des centres de recyclage, établissement de la station radio, l'installation d'éventuelles unités pour la purification de l'eau, l'installation de systèmes PV pour les études.

-Phase 4 : Les initiatives favorisant le développement local telles que la récolte des eaux pluviales, le drainage, la réforestation, l'installation de systèmes PV particuliers.


2.1. LES BUTS IMMÉDIATS DU PROJET

Les buts immédiats du projet sont:

a) Réaliser un programme d'éducation de base à l'hygiène à travers la constitution de Clubs de Santé dans la région de Tchaourou et la promotion de cours spécialisés d'instruction à l'hygiène dans les écoles.

b) Installer un système complet d'assainissement approprié pour les populations de la région de Tchaourou.

c) Assurer de façon permanente la fourniture suffisante en eau potable dans la région de Tchaourou notamment en saison sèche ;

d) Fournir de l'eau potable aux populations á une distance qui ne dépasse pas les 200 mètres des habitations des usagers.

e) Contribuer à la lutte contre les maladies liées à l'eau à travers l'éducation à l’hygiène, la fourniture d'un système d'assainissement approprié et la fourniture en eau potable saine.

f) Réduire la charge du travail sur les femmes.

g) Assurer la durabilité des systèmes d'éducation à l’hygiène, d'assainissement et de l'eau potable à travers la création de structures institutionnelles appropriées.

h) Permettre aux élèves et écoliers et aux autres personnes qui ont besoin d'étudier le soir de le faire dans des conditions d'éclairage acceptable;

i) Réduire la néessité de faire l'importation de combustibles dans la zone du projet.

j) Introduire des foùers à bio-masse à rendent élevé dans la zone du projet et les foùers solaires pour la cuisine faite pendant le jour.

k) Augmenter la valeur ajoutée locale à travers le recyclage des ordures solides.

l) Tenir les ressources financières disponibles (monnaies locales SEL-LETS et la monnaie formelle) en état de recyclage constant sans intérêts dans les communautés dans la région du projet.

m) Promouvoir le développement local industriel et agricole à travers l'utilisation de monnaies locales LETS et les systèmes de micro-crédit.

n) Créer beaucoup d'emplois.


2.2. LES BUTS À LONG TERME DU PROJET

a) Faciliter une amélioration continue de la qualité de vie et de la santé des usagers et 1'élimination de la pauvreté.

b)Libérer plus de ressources humaines pour la production locale et le développement.

c)Réduire les maladies associées á l'eau, á fin que le système de la santé publique et les ressources financières puissent être libérées au bénéfice d'autres secteurs de la santé tels les programmes de vaccination et la médicine préventive, y comprise la lutte contre le SIDA ;

d)La réduction de la mortalité infantile et la promotion du planning familial.

e)L'amélioration du niveau de scolarité et des services d'instruction publique dans la zone du projet.

f)L'élimination de la dépendance sur les combustibles importés dans la zone du projet.

g)La contribution active à la réduction de la déforestation et à la lutte contre l'augmentation de la température globale mondiale.

h) La création de valeur ajoutée locale à travers de la récolte et le recyclage au niveau local des ordures non-organiques.

i)La création d'une culture d'entretien pour la conservation des investissements réalisés.

j)L'augmentation de la richesse en expertise locale pour permettre aux usagers d'améliorer la durabilité de leur existence et de leur développement à travers l'identification et la solution de problèmes, avec un apport minimum de l'extérieur.

k)L'élimination du chômage dans la zone du projet.

l)La création d'opportunités de développement orientées en faveur de la jeunesse et l'arrêt de la migration des populations des zones rurales vers les villes.

m) La création d'une zone á économie équilibrée sans fuites financières.


2.3. LES BASES ÉCONOMIQUES ET GÉNÉRALES DU PROJET

a)Le financement au moùen d'un prêt initial sans intérêts payable avec un différé de dix ans. Les 75% de ce crédit initial sera fourni par des bailleurs de fonds extirieurs, 25% par les autorités du gouvernement du Bénin.

b)La supervision financière générale est à retenir de commun accord avec les bailleurs de fonds tout en prévoùant l'élimination de toute contrainte bureaucratique pas strictement utile.

c)Le capital initial repayé mensuellement par les usagers dans un fonds coopératif de développement reste dans la zone du projet jusqu'à l´échéance du prêt. Pendant les dix ans, le fonds sera utilisé pour le financement sans intérêts de micro-projets en faveur de la productivité locale.

d) Les fonds provenants des repaièments des micro-crédits seront à la fois recyclés sans intérêts pour financer d'autres micro-crédits en faveur du développement local.

e)Les fonds destinés á l'entretien et au remplacement à long terme des structures capitales seront également recyclés dans la forme de micro-crédits sans intérêts jusqu'au moment où ils ne deviendront nécessaires.

f)Les monnaies locales SEL-LETS (systèmes économiques locaux) constitueront le moùens général de paièment de la plupart des biens et services produits dans la zone du projet y compris ceux produits dans la zone du projet pour le projet lui-même.

g)Le projet encourage la concurrence ouverte et la libre initiative dans le cadre d'une structure financière globale coopérative sans but lucratif.

h)Les travaux d'administration, construction et entretien seront effectués par des opérateurs locaux et des villageois qui seront rétribués principalement en monnaies locales LETS.

i)Chaque usager individuel peut faire face à ses obligations financières. On crée deux niveaux de protection pour les usagers ayant des difficultés financières.

j)Le projet est auto-financé. Les épargnes sur les frais actuels pour les combustibles, l'énergie, l'eau et autres services couvriront toutes ou au moins une partie des contributions mensuelles des familles.

k)Les usagers doivent accepter de repayer le prêt initial comme prévu, couvrir les frais d'administration et d'entretien et accepter les pouvoirs des commissions de réservoir et de forage qu'ils auront élues.

l)On se servira de l'expertise, des connaissances, du travail et des matériaux locaux. Les traditions sociales locales seront respectiées.

m) L'autosuffisance de l´économie locale est encouragée.

n)Les femmes joueront un rôle actif dans l'exécution et l'administration du projet.

o)La fuite de moùens financiers de la zone du projet sera forcément réduite.

p)On créera beaucoup d'occasions d'emploi.

q)L'administration, la construction et les travaux d'entretien seront exécutés par les usagers mêmes. Ils seront payés en monnaie locale dans le cadre des monnaies locales SEL-LETS.

r)Les salaires du Coordonnateur du projet et de ses consultants sont établies au commencement du projet et régulièrement inclus dans le budget.

s)Les usagers feront leur première contribution mensuelle d'avance, au départ formel du projet.

t)Les commissions réservoir recevrant un paiement de US$5 en monnaie formelle pour leur travail, plus une compensation mensuelle exprimée dans la monnaie locale SEL-LETS. Les commissions puits recevront un montant mensuel dans la monnaie locale.

u)Les femmes individuelles (ou bien les groupements de femmes) s'occuperont chacune de leur système d'assainissement.

v)Les inspections systématiques des installations seront payées en monnaies locales SEL-LETS

w) Les départements centraux du Développement Rurale, de l'Hydraulique, de l'Instruction Publique, de la Santé, le préfet Borgou, le sous-préfet de Tchaourou, le Maire et les Conseils Municipaux des chefs lieu des communes, et les chefs des autres communautés se sont engagés à favoriser et à ne pas créer d'obstacles au développement des systèmes de monnaies locales SEL-LETS pendant ou suite à la période du projet.

x) Le coordonnateur du projet établira un accord spécifique avec la direction du Ministère centrale des Finances avant que le projet commence relatif aux impôts applicables aux activités faites dans le cadre des systèmes SEL-LETS.

y) Avant le commencement du projet, on doit rédiger et signer un accord de garantie du passage de la propriété des structures créées dans le cadre du projet aux communautés une fois qu'elles auraient remboursé la dernière contribution mensuelle du crédit décennale.


2.4. LES PRINCIPES DE BASE DU PROJET

Les principes de base du projet sont :

a)Réalisation d'une condition d'autosuffisance des économies locales.

b)Les traditions sociales locales ne souffriront pas d'effets négatifs.

c)Les connaissances, le travail et les matériaux locaux seront utilisés.

d)Les femmes jouent un rôle actif sinon dominant dans le projet.

e)Les habitants de la région de Tchaourou sont capables et veulent prendre la pleine responsabilité pour tous les produits et services fournis aux termes du projet, et pour leur administration.

f)Les usagers doivent contribuer US$3 par mois par famille de cinq à couverture du remboursement du crédit initial, les frais administratives, et l'entretien. (Une famille à  6 devrait contribuer US$3,60 ; une famille à 7 US$ 4,20 etc..)

g)Les usagers acceptent l'autorité des commissions qu'ils choisissent.

h)Le projet (sauf pour quelques aspects relatifs aux intérêts et aux assurances) est autofinancé. Les épargnes réalisées à travers les différentes initiatives devront servir à la couverture de la plupart des frais.

i)La fourniture de fertilisant naturel pour l'utilisation agricole ne sera pas mise en risque.

j)Chaque usager sera mis en état de faire face aux propres obligations financières aux termes du projet. Les ménages qui auront des difficultis à faire face à leur paièments mensuels chercheront compensation à travers les paièments mensuels reçus par les commissions réservoir et/ou par moùens de la création d'un réseau de sécurité dans le cadre des systèmes SEL-LETS locaux. Les ménages en difficulté temporaire seront autorisés à établir un débit supérieur à celui normalement en vigueur. Les ménages en difficulté de façon permanente pourront donner de services supplémentaires dans le cadre des systèmes LETS en échange du paièment des débits en monnaie formelle par le groupe entier.

k)'Small is beautiful'. On privilège les systèmes fortement décentralisés, car cela assure un lien tres étroit de chaque individu avec l'installation et le fonctionnement des structures. Il n'y a toutefois aucune limitation dans la dimension d'une nouvelle initiative économique.

l) Les monnaies locales SEL-LETS sont complémentaires à la monnaie formelle. Elles se substituent au manque d'argent formel qui serait autrement nécessaire à augmenter la quantité des biens et de services au niveau local. Le développement économique des systèmes SEL-LETS assurera une croissance de l'économie formelle aussi, avec une augmentation correspondante de la base imposable.

m) Le capital mis sous forme de crédit décennal est recyclé de façon systématique aux utilisateurs sous forme de micro-crédits sans intérêts, permettant l'achat de biens et services nécessaires à l'augmentation de la productivité locale qui ne sont pas disponibles localement.

n) La fuite financière de la zone du projet est fortement réduite. Le capital de base est tenu dans la zone locale pendant les 10 ans du crédit sans intérêts. On limite l'utilisation de combustibles importés. On élimine les intérêts financiers du système financier local.


2.5. LES CINQ CONDITIONS PRÉALABLES A LA RÉUSSITE DU PROJET

Ce projet a été préparé avec la pleine coopération des usagers, qui exécutent, administrerent, maintiennent, paient, et sont propriétaires de toutes les structures. Il y a pourtant cinq conditions de base que les usagers ont du bien accepter car sans elles, le succès du projet autofinancé tel que prévu ne peut pas être assuré. Ce sont :

2.5.1 L'acceptation des Clubs d'Hygiène. Les clubs servent soit pour les cours en hygiène de base soit pour créer une plate-forme pour les femmes, à fin qu'elles puissent s'organiser, s'exprimer pendant les réunions, et participer avec un rôle important dans les différentes structures prévues. Il s'agit d'un moùen pour faire face au probleme du ‘gender`.

2.5.2 La disponibilité à payer au moins US$3 par mois par famille de 5 membres dans un Fonds Coopératif de Développement. Le paièment couvre l'ensemble des services de base prévus (l'éducation à l’hygiène, la fourniture en eau potable, l'assainissement, la récolte des ordures, les foùers á haut rendement etc)

2.5.3 L'acceptation des systèmes de monnaies locales LETS, qui permettent le paièment de biens et services locaux sans besoin d'argent formel.

2.5.4 L'acceptation du procédé BEOSITE à fin que la plupart des produits nécessaires puissent être fabriqués localement avec 100% de valeur ajoutée dans le cadre des systèmes LETS.

2.5.5 L'acceptation de systèmes de toilettes à sec à compostage avec la séparation d'urine et excréta. Les questions concernant la forme, la couleur, et la production des structures, et le propriété etc. seront d'ailleurs décidées par les usagers mêmes. Les systèmes à sec de recyclage au niveau des ménages sont nécessaires pour la solution des problèmes de l'assainissement de la terre et des eaux de superficie.


2.6. LES STRUCTURES INSTITUTIONELLES

QUELQUES ILLUSTRATIONS DES STRUCTURES PRÉVUES:

DESSIN DES STRUCTURES  

ILLUSTRATION MOUVEMENT CAPITAL  

QUEST-CE QU'ON FAIT AVEC LES INVESTISSEMENTS  

COMMISSIONS RÉSERVOIR - LES STRUCTURES CLEF 

COMMISSIONS PUITS

Les parties intéressées au projet sont:

2.6.01 ONG Nouveax Horizons pour Tchaourou

L'ONG est le parrain officiel du projet. Elle est déjà sur place. Elle est reconnue par les populations de la zone de Tchaourou et bénéficie de leur pleine confiance. L'ONG aura 5 membres environs du conseil, également bien respectés par les populations. Ils ne recevront aucune récompense.

Les bailleurs de fonds peuvent nommer leurs représentants (éventuellement payés par les bailleurs de fonds mêmes) au sein du conseil, avec pour tâches le contrôle des comptes et le contrôle de la gestion des activités du projet.

L'ONG approuve le projet et le présente pour le financement à travers l'un des pays partenaires du Bénin dans le cadre d'un programme pays.

L'ONG nommera le Coordonnateur (Dr. CHABI-SIKA KARIMOU) et lui mettra à disposition dans un compte en banque au nom du projet tous les fonds du projet. Le coordonnateur aura accès libre et sans conditions à tous les fonds du projet. L'ONG n'interviendra pas dans l'exécution du projet sauf pour le contrôle des comptes et de la gestion.

2.6.02. Le coordonnateur du projet

Dr. Karimou CHABI-SIKA, originaire de la zone de Tchaourou, est nommé coordonnateur du projet par l'ONG comme indiqué au point 2.6.01. Il est responsable, avec Terry Manning, de la rédaction du projet, des contacts avec les autorités Béninoises, et avec les usagers. Il est responsable de l'exécution du projet et de tous les travaux professionnels et les opérations qui ne sont pas disponibles dans les communautés de la zone du projet /ou à travers des ateliers organisationaux.

Le coordonnateur est chargé en plus de l'entretien des œuvres du projet, de la récolte des contributions mensuelles des ménages (à travers les commissions épargne) et de la supervision des paiements à la charge du projet. Il coordonnera (à travers les ateliers prévus) l'établissement des unités de production en Beosite(R) et du réseau de centres de recyclage.

Le coordonnateur donnera support aux équipes chargées de l'exécution des Ateliers Organisationaux, et nommera le consultant général.

Le salaire du coordonnateur est indiqué avec voix à part au bilan.

2.6.03. Terry Manning

Terry Manning est responsable de la formulation du projet, des contacts initiaux avec l'ONG Zimbabwe A.H.E.A.D., des contacts initiaux pour l'institution des Ateliers, de l'organisation (à travers les ateliers) des systèmes de monnaies locales SEL-LETS, des contacts avec EOS Advises pour l'institution des unités de production d'articles en Beosite(R), de la fourniture de pompes, panneaux PV et les autres matériaux importés nécessaires à l'implémentation du projet. Il agira en tant que consultant au Coordonnateur chargé de la formation (à travers les ateliers) et la supervision initiale du personnel chargé de l'entretien des systèmes de fourniture en eau et du contrôle de sa qualité, du contrôle des mésures d'hygiène et des installations sanitaires.

Le salaire de Terry Manning est indiqué avec voix à part au bilan.

2.6.04. Ateliers

Toutes les activités du projet seront mises en exécution par les usagers mêmes. Les différents secteurs d'activités seront objet d'au moins un atelier suivant la méthode du brézilien de Morais, pendant lequel les participants mêmes s'organiseront en structures respectant la division des tâches.

Pour d'informations sur les Ateliers voir l'annexe 2.

Parmi les activités à planifier dans les ateliers se trouvent:

La mise en place des systèmes de monnaie locales SEL-LETS.
La mise en place du système pour l'éducation à l’hygiène.
La mise en place des unités de production des articles en Beosite.
La mise en place et l´entretien des systèmes de fourniture en eau.
La mise en place et entretien des systèmes d'assainissement.
La mise en place des systèmes des foùers à rendement élevé et des foùers solaires, et des systèmes de production de combustible (biomasse).
La mise en place du Fonds Coopératif de Développement et de la Banque Locale pour la gestion des micro-crédits.
La mise en place du système de récolte et recyclage des ordures.
La mise en place de systèmes de récolte des eaux pluviales et drainage.
La mise en place de structures pour l'installation et entretien de systèmes SHS.
La mise en place et opération de la station radio et vidéo sender.
La mise en place de structures coopératives pour le stockage et l'export de produits locaux et l'importation équilibrée de produits dans la zone du projet.
L'institution d'un réseau coopératif de consultants agronomes.
Les frais des ateliers sont exprimés par de voix séparées au bilan.

2.6.05. Le bailleur de fonds externe

Le bailleur de fonds externe, a l'approbation du projet, mettra les 75% du montant du crédit sans intérêts a la disposition de l'ONG, laquelle a son tour le diposera dans un compte au nom du projet a pleine disposition du coordonnateur.

Le bailleur de fonds externe établira un cadre pour la rivision et le contrôle systématique des comptes et la gestion du projet et nommera son représentant au conseil de l'ONG en le chargeant de telle rivision et contrôle et de la liaison retenue nécessaire avec les autres parties.

2.6.06. Le bailleur de fonds national

Le bailleur de fonds national, à l'approbation du projet, mettra les 25% du montant du crédit sans intérêts à la disposition de l'ONG, laquelle à la fois le diposera dans un compte au nom du projet à la pleine disposition du coordonnateur.

Le bailleur de fonds national établira un cadre pour la révision systématique des comptes et la gestion du projet et nommera son représentant au conseil de l'ONG en le chargeant de telle révision et de la liaison retenue nécessaire avec les autres parties. En particulier son représentant collaborera avec celui du bailleur de fonds extérieur.

Le bailleur de fonds national sera le garant du respect de la part du gouvernement Béninois de la continuité sans obstacles des systèmes de monnaies locales SEL-LETS, de l'importation de biens destinès aux structures du projet sans application d'impôts, taxes ou de frais de douane, et du transfert de propriété aux habitants mêmes de toutes les structures du projet.

Avant le démarrage du projet, il établira des procédures de rapportage sur le projet comme il retiendra nécessaire mais il acceptera de ne pas intervenir dans son organisation, exécution ou opération. Il prendra du crédit politique du succès du projet.

2.6.07. Le préfet de Borgou et le sous-préfet de Tchaourou

Le préfet et le sous-préfet se feront garants du respect de la part des autorités locales de la continuité sans obstacles des systèmes de monnaies locales SEL-LETS, de l'importation de biens destinés aux structures du projet sans application d'impôts, taxes ou de frais de douane, et du transfert de propriété aux habitants mêmes de toutes les structures du projet.

Ils autoriseront sans y créer d'obstacles injustifiables le placement de puits et/ou de forages et/ou de tuyaux de refoulement et/ou de réservoirs et/ou d'autres structures nécessaires a l'exécution du projet. Ils accepteront de ne pas intervenir dans l'organisation, exécution ou opération du projet. Ils prendront du crédit politique du succès du projet.

2.6.08. Le député élu localement

Le député élu fera le possible pour assurer le respect de la part des autorités nationales et locales de la continuité sans obstacles des systèmes de monnaies locales SEL-LETS, de l'importation de biens destinés aux structures du projet sans application d'impôts, taxes ou de frais de douane, et du transfert de propriété aux habitants mêmes de toutes les structures du projet. Il agira comme point de liaison entre le Coordonnateur du projet et le bailleur de fonds local d'une part et le préfet, le sous-préfet et les conseils municipaux de l'autre part. Il acceptera de ne pas intervenir dans l'organisation, l'exécution ou l'opération du projet. Il prendra du crédit politique du succès du projet.

2.6.09. Les conseils municipaux de Tchaourou, Tchatchou, Kika, Bitirou, Alafia, Sanson et Goro

Les conseils municipaux se feront garants du respect de la part des autorités locales de la continuité sans obstacles des systèmes de monnaies locales SEL-LETS, de l'importation de biens destinés aux structures du projet sans application d'impôts, taxes ou de frais de douane, et du transfert de propriété aux habitants mêmes de toutes les structures du projet.

Ils autoriseront sans y créer d'obstacles injustifiables le placement de puits et/ou de forages et/ou de tuyaux de refoulement et/ou de réservoirs et/ou d'autres structures nécessaires a l'exécution du projet. Ils faciliteront les autorisations pour le placement des structures d'assainissement, des unités de production de produits en Beosite, de la récolte des ordures, des centres de recyclage.

Ils accepteront de ne pas intervenir dans l'organisation, exécution ou opération du projet. Ils prendront du crédit politique du succès du projet.

2.6.10. Les autorités de santé publique

Le ministère de la Santé Publique est directement responsable de la Santé dans la zone du projet. Il suivra les décisions administratives prises par les autoritès politiques à l'égard du projet et donnera son approbation à  la participation de son personnel qualifié aux travaux des Clubs d'Hygiène et aux OW (ateliers) qui les instruiront avec la coopération de l'ONG Zimbabwe AHEAD.

Les autorités de la Santé publique accepteront que leur personnel, pour les activités qui ne seront pas déjà couvertes par leurs salaires, soient payées dans le cadre des monnaies locales SEL-LETS. Elles donneront leur approbation à ce que la propriété des systèmes en eau potable et, cas échéant, de santé, d'illumination PV, de réfrigération PV et d'équipements pour le contrôle de la qualité de l'eau fournis aux cliniques dans la zone du projet soit mise au nom des commissions où les cliniques se trouvent.

Elles donneront leur plein support aux cours d'éducation à l’hygiène faits dans les écoles dans la zone du projet, tout en fournissant des spécialistes pour la préparation des enseignants.

Elles collaboreront avec le coordonnateur du projet pour ce qui concerne les consultations aux femmes à l'occasion des contrôles systématiques de la qualité de l'eau dans les ménages individuels et de l'inspection systématique des systèmes d'assainissement installés dans le cadre du projet.

Les activités de recherche et d'inspection qui ne seront pas déjà inclues dans les salaires des animateurs du Ministère seront payées dans le cadre des monnaies locales SEL-LETS.

L'équipement nécessaire pour le contrôle continu de la qualité de l'eau sera mis à la disposition d'une clinique ou hôpital local dans le cadre du projet. L'institution payera l'équipement même en faisant payer les contrôles effectués pour le compte de tiers résidents hors la zone du projet.

L'éclairage PV, et le cas échéant l'assainissement et la réfrigération PV pour les vaccins auprès des cliniques pas branchées au réseau électrique dans la zone du projet seront payés par les communautés de la même manière que les services en eau potable. La propriété en passera à la commission où la clinique se trouve. L'éclairage PV et les installations pour la réfrigération de vaccins dans les cliniques hors de la zone du projet qui servent usagers dans la zone du projet fera objet de discussions à part comme le sera d'ailleurs la récolte d'ordures spéciales des cliniques.

Le Ministère de la Santé publique à travers leur participation aux ateliers préparera des inspecteurs avec la tâche d'effectuer de visites de contrôle systématiques des conditions hygiéniques auprès des centres de recyclage locaux.

2.6.11. Les autorités de l'Éducation Nationale

Le Ministere de l'Éducation Nationale donnera son approbation à ce que la propriété des installations en eau potable, d'assainissement, et d'éclairage PV placés dans les écoles pas branchées au réseau électrique, dans la zone du projet passe aux commissions où les écoles se trouvent, et à ce que les commissions de professeurs nommées pour assurer l'opération correcte de telles installations répondent directement aux commissions réservoir.

Les autorités de l'instruction publique donneront leur support aux cours d'éducation à l’hygiène effectués aux écoles dans la zone du projet et donneront leur approbation aux changements raisonnables au curriculum des écoliers et élèves pour y faire place pendant les heures normales des activités scolaires.

2.6.12. Les autorités fiscales Béninoises

Le Coordonnateur du projet établira, avant le démarrage de la partie exécutive du projet, un accord obligatoire avec les autorités fiscales à fin de s'assurer que la base fiscale de la communauté ne subisse de réduction. Il établira un moratorium impositif pour une période d'au moins 20 ans sur toutes les activités des systèmes SEL-LETS.

Les autorités fiscales définiront en effet toute opération exécutée dans le cadre des systèmes SEL-LETS comme non commerciales, donc libres d'impôts. Elles donneront leur concession pour l'établissement de la banque locale.

2.6.13. La banque locale pour les micro-crédits

La seule Banque de la zone est la Caisse Locale de Crédit Agrécole Mutuel (CLCAM). Pour la gestion des micro crédits et des fonds du projet, le projet même devra en constituer une.

La banque administrera les fonds du projet effectivement déposés à Tchaourou. Suivant les instructions du Coordonnateur la banque administrera les micro-crédits accordés dans le cadre du projet et leurs remboursements, en coopération avec la Banque Extérieure. La banque n'interviendra pas dans les décisions concernant la concession des crédits. Les fonds appartiennent aux habitants mêmes, qui décideront qui seront les bénéficiaires des micro-crédits et avec quelle séquence de priorité.

La banque locale travaillera sur la base d'un tarif standard accordé avant le démarrage du projet pour chaque opération de crédit. Ce tarif sera exprimé dans les monnaies locales SEL-LETS afin d'éliminer toute fuite financière du système.

La banque pourra procéder au financement et administration autonome de crédits pour l'installation de systèmes solaires ménagers (SHS) et/ou de systèmes solaires passifs pour l'eau chaude.

La banque est tenue à effectuer l'investissement de ses fonds dans la zone du projet même, à bénéfice des communautés locales.

2.6.14. La banque ou institution financière extérieure

Le bailleur de fonds extérieur fera passer sa contribution financière à travers une institution financière appropriée, si possible une institution type Green Bank capable de donner des avis à la banque locale, avec laquelle elle devra en tout cas établir un rapport d'opération étroite à travers le Coordonnateur du projet.

2.6.15. Les usines de production locale de produits en Beosite

Les usines fabriqueront, en cas de nécessité, de façon écologique, des produits tels réservoirs, récipients pour l'eau potable, produits pour l'aménagement des puits, toilettes, foùers à bio-masse, foùers solaires etc.. avec 100% de valeur ajoutée locale .

Le projet les financera sur la base d'un crédit sans intérêts sur une pèriode de remboursement sur 5 ans.

Elles recevront toutes les instructions nécessaires du propriétaire de la technologie. Les activités relatives au projet ne nécessitent pas de paièment de roùalties. Pour les éventuelles productions de nature purément commerciales, les coopératives négocieront les conditions commerciales directement avec le propriétaire, la EOS Consult.

Les coopératives vendront la plus grande partie de leur production dans la zone du projet pour les monnaies locales SEL-LETS. Le 20% de la production devra être cependant vendu hors de la zone du projet pour de monnaie formelle à fin qu'elles puissent rembourser leurs crédits.

La propriété des usines passera formellement aux coopèratives une fois qu'elles auront remboursi leurs crédits. Jusqu'à ce point, les coopératives seront responsables aupres du coordonnateur du projet. Les coopératives seront constituées suivant la méthode Moraisienne, à travers d'ateliers (OW-organizational ateliers).

2.6.16. Les commissions pour les réservoirs

COMMISSIONS RÉSERVOIR - LES STRUCTURES PRINCIPALES

Chaque réservoir fournira l'eau potable nécessaire à une zone ou un groupe de ménages. Une commission réservoir, choisie par les usagers, s'occupera de l'utilisation du réservoir et des œuvres associées, de la récolte des contributions mensuelles des ménages et de la propreté du terrain autour du réservoir. Les œuvres comprennent toutes les structures autour des réservoirs, la pompe solaire qui fournit le réservoir, les panneaux PV et leur support et les tuyaux de refoulement liés à la pompe.

Chaque commission recevra une allocation mensuelle de l'iquivalent en CFA de US$ 5 pour lui permettre de subventionner de familles particulièrement pauvres ou en conditions provisoirement critiques qui leur rendent impossible le versement de leur contribution mensuelle entière.

Les commissions réservoir recevront en plus un paièment dans la monnaie locale SEL-LETS pour leur engagement et travail qu'elles pourront dépenser comme elles veulent. Puisque ce sont les femmes qui bénéficieront dans l'immédiat de plus de l'exécution du projet et de son administration, on prévoit que la plupart des membres des commissions réservoir soit femmes.

Les commissions réservoir seront constituées suivant la méthode Moraisienne. Leur forme pourra donc varier d'un endroit à un autre. Chacune des commissions réservoir nommera l'un de ses membres pour suivre la liaison avec les systèmes établis pour l'entretien des structures.

Les commissions réservoir seront responsables aussi des structures pour les études, de leur éclairage PV, et de la coordination du recyclage dans leur zone. Elles nommeront une personne, parmi leurs membres, qui devrait s'occuper de la liaison avec le système SEL-LETS local.

Les installations en eau potable et d'assainissement auprès d'écoles et cliniques seront placées sous la supervision de commissions respectivement de professeurs et d'opérateurs qui rapporteront aux commissions réservoir où les écoles et cliniques se trouvent. La propriété de telles structures est placée au nom des commissions réservoir, avec l'accord des autorités de l'Éducation Nationale de la Santé Publique. Les coûts de telles structures, le remboursement du crédit relatif, et leur entretien sont compris dans les versements mensuels faits par les ménages.

De la même manière, l'éclairage et la réfrigération PV et les équipements pour le contrôle de la qualité de l'eau potable seront mis sous la supervision de la commission médique responsable de la fourniture en eau. La propriété en est également, avec l'approbation des autorités de la Santé Publique, mise au nom des commissions réservoir où les cliniques sont situées. Les commissions médiques rapporteront aux commissions réservoir. Le probleme de la récolte d'ordures spéciales des cliniques devra être abordi séparément.

Les commissions réservoir convoqueront de réunions systématiques pour discuter des activités du système local SEL-LETS et des priorités pour la concession des micro-crédits.

Les commissions réservoir choisiront les commissions puits.

Les commissions réservoir nommeront une candidate de leur zone pour faire d'inspections auprès des ménages des installations sanitaires, d'assainissement, de la récolte d'eau pluviale, et des structures mises en place pour la cuisine. Les services de ces femmes seront payés en monnaie locale SEL-LETS. Elles recevront instruction au cours de l´atelier Moraisien qui s'occupera des structures sanitaires et leur installation et entretien.

2.6.17. Les commissions pour les forages

COMMISSIONS PUITS

-Chaque terrain puits/forage comprend: 

-Le puits ou forage même 
-L'installation de pompes manuelles de réserve
-La structure pour les aires de lavage 
-L'enclos des systèmes PV 
-Les structures des gardiens des structures PV

Les commissions puits, élues par les commissions réservoir, sont chargées de la supervision des structures communes de la fourniture en eau. Elles sont responsables de la gestion et de la propreti des aires de lavage, des alentours des puits, et des systèmes de pompage manuel. Elles contrôlent l'accès à la zone en particulier en cas de crise ou de disastre. Elles reçoivent une rétribution appropriée exprimée dans la monnaie locale SEL-LETS qu'elles peuvent dépenser comme mieux leur semble.

Puisque ce sont les femmes qui bénéficieront dans l'immédiat de plus de l'exécution du projet et de son administration, on prévoit que la plupart des membres des commissions puits soient femmes. Elles recevront instruction au cours du atelier Moraisien qui s'occupera des structures sanitaires et leur installation et entretien.

2.6.18. L'ONG Zimbabwe AHEAD

Cette ONG du Zimbabwe adaptera et fournira le matériel pour les Clubs de Santé et assistera à l'institution des Clubs.

Un atelier Moraisien aura lieu dans le but de préparer l'organisation des Clubs de Santé et leur administration. Dans le cadre de l'Atelier, l'ONG préparera les animateurs du Ministère de la Santé et d'autres intéressés qui seront chargés des cours d'instruction aux Clubs mêmes et auprès des écoles. Les enseignants chargès de la supervision des cours aux écoles participeront eux aussi à l'atelier.

L'atelier préparera aussi une ou deux femmes au niveau de Commission Réservoir à la gestion des Clubs Santé.

2.6.19. La EOS Consult

Cette société Hollandaise est propriétaire de la technologie Beosite .. Elle sera chargée des analyses des dépôts de anhydrite et gypse disponibles dans la zone du projet.

Au cours de l'Atelier Moraisien pendant lequel les usines Beosite seront établies, elle fournira des instructions techniques sur la méthodologie de travail du matériel selon des dessins préférés des articles choisis pour la production.

Pour ce qui concerne la fabrication d'articles en Beosite pour de buts purement commerciaux, la EOS Consult négociera des accords commerciaux avec les usines.

2.6.20 Les commissions médicales

Elles seront constituies auprès des cliniques pour la gestion des structures apportées par le projet. Elles se rapporteront aux commissions réservoir du lieu.

2.6.21 Les commissions des enseignants

Elles seront constituies auprès des écoles pour la gestion des structures y apportées par le projet. Elles rapporteront aux commissions réservoir du lieu.

Elles sont chargées des cours d'éducation à l’hygiène dans les écoles.


2.7. LA QUESTION DE LA PROPRIÉTÉ

Dès que le projet sera terminé, la propriété des structures passera aux habitants de la région de Tchaourou. Jusqu'au moment où les crédits ne seront pas été remboursés, le coordonnateur aura le droit de récupérer les installations fournies au termes du projet au cas où les usagers ne respectent pas leurs obligations financières.

Le capital initial sera remboursé sur une période de 10 ans. Jusqu'au moment du remboursement, le coordonnateur du projet retiendra la responsabilité finale de l'entretien et de l'administration des œuvres, malgré l'institution de structures autonomes au cours des ateliers Moraisiens. Cela signifie que le coordonnateur aura toujours le devoir de se substituer aux structures créées pour l'administration et l'enretien au cas où elles ne fonctionnent pas comme prévu, tout au moins jusqu'à l'exécution d'un atelier Moraisien successif. Les pompes et les structures installées auront une durée de vie supérieure à 20 ans.

Une fois que le capital initial a été remboursi après dix ans, les contributions continues des familles permettront la création d'un fonds important destiné au remplacement à long terme des structures et/ou à leur extension. Ce fonds coopératif de développement continuera à être recyclé en forme de micro-crédits sans intérêts pour le développement de la productivité locale.

La propriété des installations pour l'eau, l'éclairage PV, l'assainissement, la réfrigération et les équipements pour l'analyse de l'eau potable placés dans les écoles et les cliniques passe aux commissions réservoir où les structures se trouvent.

La question de la propriété des services d'éclairage, d'assainissement et de réfrigération éventuellement placés dans de cliniques hors de la zone du projet mais offrant de services aux habitants de la zone même devrait, le cas échéant, être discutée séparément.


2.8. LES ASSURANCES POUR CE QUI CONCERNE LA MISE EN ŒUVRE

Le projet prévoit une interaction complexe et continue entre plusieurs parties. À fin que les œuvres puissent êtres réalisées selon le schéma, chaque partie doit s'engager formellement à faire face à ses propres obligations comme prévu. Une pénalité peut être prévue au cas de livraison en retard de marchandise et de services.

Au cas où l'une des partis pense ne pas pouvoir respecter les échéances prévues, il est tenu à le dire au moment d'achèvement des détails du projet au début de la phase 2 des travaux. Le schéma pourra en ce moment être adapté aux exigences de livraison exprimées. Les participants sociaux et politiques confirmeront par écrite que l'argent et les permis qu'ils se sont engagés à fournir seront disponibles selon le schéma préparé.

Le projet est de nature coopérative, et les parties participantes et en particulier les bailleurs de fonds sont libres à imposer les procédures appropriées de rapport et de gestion qu'ils retiendront nécessaires. Telles procédures devront être les plus simples possibles à éliminer toutes restrictions bureaucratiques.


2.9. L'APPLICATION D'IMPÔTS AUX ÉCHANGES DANS LE CADRE DES SYSTÈMES DE MONNAIES LOCALES SEL-LETS

Pour voir une illustration des structures proposées pour les systèmes SEL-LETS se réfèrer à:

DESSIN DES STRUCTURES SEL-LETS  
COMMENT FONCTIONNE UNE TRANSACTION SEL-LETS

Le but du projet est de créer de structures qui permettent un développement local rapide et durable.

Avant le démarrage du projet, le coordonnateur négociera un accord avec les autoririté financières pour donner des assurances qu'aucune réduction de revenus impositifs n'aient lieu.

Les autoririté fiscales difiniront toutes les activités et transactions conduites dans le cadre des systèmes SEL-LETS comme non commerciales, donc pas sujettes à impôts.

Le projet est basi sur un moratorium impositif d'au moins 20 ans sur toutes les activités et transactions SEL-LETS.

Suite à l'échéance du moratorium, les concepts de base suivants seront appliqués:

-1. Les échanges SEL-LETS la où un membre aide un ami ou bien donne exécution à une tâche occasionnellement (donc pas de façon professionnelle) ne sont pas imposables.
-2. Les échanges SEL- LETS qui ne font pas partie des activités commerciales normales du fournisseur ne sont pas imposables.
-3 L'expression "activités commerciales normales``sera interpreté de la façon la plus avantageuse aux usagers. 
-4. Les échanges normaux SEL-LETS de la part des entreprises sont imposables.
-5 Tous les frais des entreprises sont appliqués en réduction du montant imposable.
-6. Seulement les revenus nets provenant des échanges SEL-LETS faites par les entreprises sont sujets aux impôts.


2.10. LES EFFETS DE L'INFLATION SUR LE REMBOURSEMENT DU CRÉDIT ORIGINAIRE ET LE CONTENU EN DON.

Le projet établit un système financier coopératif sans intérêts ba0é sur le recyclage systématique constructif d'un crédit décennal également sans intérêts, et la création de systèmes de monnaies locales pour l'échange de biens et de services produits localement.

Les ménages remboursent le crédit sur une période de dix ans. Après 10 ans ils auraient remboursé US$3 par mois sur 120 mois ou bien 10 ans. Leurs versements sont, pourtant, effectués dans la monnaie formelle locale, le CFA. Au cas où le CFA se dévaluera contre le dollar USA par inflation ou d'autres mesures financières, le montant dans le fonds coopératif de développement représentant le total des remboursements effectués sur les 10 ans ne suffira plus au remboursement entier du crédit originaire. Cette situation est du tout au-dela du contrôle des parties au projet et en particulier des usagers.

Une décision sur comment ce risque sera couvert doit donc être faite au moment du financement du projet. Le crédit sans intérêts doit être exprimé dans la monnaie formelle locale, le CFA, ou en US$?

Crédit en CFA

Lorsque le crédit est exprimé en CFA, la banque extérieure doit obtenir l'accord du bailleur de fonds externe à ce que le montant au moment du remboursement puisse être inférieur à la valeur originaire exprimée en US$.

Il y a quatre possibilités:

1) Les bailleurs de fonds ou leurs gouvernements confirment formellement leur disponibilité à accepter ce risque et d'autoriser l'amortissement de la diffirence en forme de don.

2) Les bailleurs de fonds acceptent un prolongement de la période pour le remboursement jusqu'à ce que le montant total dans le fonds coopératif ait la valeur exprimée en US$ du crédit originaire. Ceci peut porter à une situation ``win win`` car le montant disponible pour le recyclage des micro-crédits resterait sur un niveau élevé pendant une période plus longue. En considération des versements mensuels additionaux les usagers bénéficieront d'un montant supérieur en forme de micro-crédits.

3) Les bailleurs de fonds demandent le remboursement du montant disponible dans le Fonds Coopératif au moment de l'échéance et que la diffirence soit accumulée pendant les mois suivants jusqu'á ce que l'équivalent exprimé en US$ ne soit rejoint. Cette solution est négative aux usagers lesquels, pendant une période plus ou moins longue selon l'inflation qui aura eu lieu pendant les dix ans précédents, ne pourront plus bénéficier de micro-crédits recyclés, et le développement continu local subirait un ralentissement au point même de s'arrêter.

4) Les bailleurs de fonds demandent le remboursement du montant disponible dans le fonds coopératif de développement au moment de l'échéance du crédit, mais sont disponibles á réinvestir l'éventuelle différence pour une deuxième période de dix ans. Ceci porterait à une réduction des fonds à disposition des usagers pour le renouvellement et/ou extensions de leurs structures capitales à l'échéance de 20 ans, mais n'aurait aucun effet négatif sur le développement continu aux termes du projet.

Crédit exprimé en US$

Lorsque le crédit est exprimé en US$, serait-il nécessaire d'indexer les remboursements mensuels au taux d'échange courant entre le CFA et le US$? Comment est-ce on déciderait chaque fois le montant mensuel effectivement remboursable et qui en serait responsable? Comment est-qu on en donnerait communication chaque mois aux usagers?

Même au cas d'indexation des remboursements aux taux d'échange variables entre la CFA et le US$, le montant total remboursé par les usagers sur les dix ans pourrait résulter également inférieur à la valeur du crédit originel. En effet, l'indexation aurait lieu progressivement sur les dix ans, mais le taux d'échange applicable au moment du remboursement serait celui de ce jour-la. La différence entre la valeur du crédit originel et le montant accumulé sur les dix ans serait normalement moins qu'au cas d'expression du crédit en CFA, mais l'une d'entre les quatre options présentés ci-dessus y devrait comme même être appliquée.


2.11. LES ASSURANCES ET LE FORFAIT EN FORME DE DON AU CAS DE PERTE DES STRUCTURES CAPITALES

Ce projet prévoit une stabilité politique dans la zone du projet durant au moins la première période de 10 ans du crédit initial sans intérêts.

Le coordonnateur est tenu á faire assurer, au cas qu'il y existe la possibilité, les structures capitales installées contre les phénomenes naturels Actes de Dieu telles la foudre, les ouragans ou les tremblements de terre. Il est en général difficile de les assurer contre la perte ou l'endommagement causé par Acte d'Autorité Politique ou militaire, la guerre civile, et les grèves. Même s'il y eût telle possibilité, le coût de l'assurance serait tellement élevé qu'il constituerait une fuite financiere continue de la zone du projet, ce qui est exactement ce que le projet cherche à combattre.

Les conséquences au cas de perte ou endommagement des structures capitales avant le remboursement du crédit originaire doivent donc être discutées au moment du financement du projet.

Les partenaires bénéficiaires du projet sont pauvres, tandis que la perte ou l'endommagement dont il s'agit a de causes au-delà de leur contrôle. Demander à ces gens pauvres de rembourser un crédit à distance de 10 ans pour de structures capitales qu'ils auraient perdues pour des raisons au-delà de leur contrôle est en contradiction profonde avec les buts à bref et à long terme du projet. Dans de telles circonstances les bailleurs de fonds pourront avoir à disposition une forme d'assurance à couverture de tels évenements. Dans ce cas, ils devraient, à leurs frais propres et sous forme de don, s'assurer contre les risques en question.

Au cas toutefois d'absence d'une telle couverture, les bailleurs de fonds devraient accepter, en présence de perte ou endommagement aux structures capitales du à de causes au-delà du pouvoir et contrôle des usagers, que le crédit sans intérêts soit converti en don et les usagers libérés de leurs obligations contractuelles.

Normalement, au moment de la perte ou l'endommagement pas assuré des structures capitales, les usagers auraient déjà fait des versements dans le fonds coopératif de développement et donc remboursé une partie du crédit même. Les bailleurs de fonds sont tenus, avant l'entrée en vigueur de l'accord de financement, à dire si les fonds déjà remboursés au moment de la perte ou de l'endommagement en question:

Doivent être réutilisés pour le remplacement des biens en question ?
Doivent être remboursés à la fin de la période de dix ans comme originairement prévu ?
Doivent être remboursés tout de suite ?

Sujet toujours à une analyse de la situation politique, s'ils doivent être réintégrés par un nouveau crédit permettant le remplacement des structures capitales et la remise en activité du projet ?.


2.12. LA CIRCULATION DES INFORMATIONS

Le projet prévoit trois lignes de base pour la circulation d'informations relevantes du projet.

a) Le transfert d'informations à l'intérieur du projet:

Vertical, du coordonnateur (qui s'occupera aussi de la liaison avec de parties extérieures telles les autorités de l' Éducation Nationale, les écoles, le Ministère de la Santé, les cliniques etc.) vers les commissions puits, les commissions réservoir et retour vers le haut.

Horizontal, par exemple à l'intérieur des systèmes SEL-LETS, entre les différents systèmes SEL-LETS, entre les commissions réservoir, et entre les commissions puits

Une combinaison des deux par exemple à travers la station radio prévu.

Un website propre du projet principalement pour la fourniture d'informations pour les activités dont au point b) et pour la participation générale aux informations prévue au point (c)

b) Les consultants locaux, les groupes d'activité, et les écoles

- À travers des consultants locaux avec de (souvent petites) entreprises établies avec l'aide de micro-crédits sans intérêts. Les bureaux assisteront les populations locales par exemple dans le choix de récolte, des informations sur les méthodes agricoles, des constructions professionnelles sur les questions de productivité etc.

- Bureaux de traduction établis avec les systèmes de micro-crédits sans intérêts afin de rendre compréhensibles aux populations locales des informations pouvant les intéresser.

- Groupes d'activité opérant dans le cadre des systèmes SEL-LETS avec les parties dont au point a) tels par exemple les Clubs de Santé, de groupes d'acteurs

- Les écoles, l'information et cours pour les enfants et, éventuellement, pour les adultes.

c) Transfert d' informations de et vers de sources externes

- Informations en entrée à travers les bureaux informatiques créés comme entreprises (voir point b- consultants locaux) ci-dessus, équipés de téléphones, fax, ordinateurs. 

- Informations en sortie à travers de websites culturaux et économiques ( voir les expériences récentes en Inde), ou de groupes d'intérêt voulant faire connaître leurs activités culturelles et/ou leurs produits au monde extérieur, indépendamment ou á travers les bureaux d'information.

d) Communication et gestion

Des relations interdisciplinaires plutôt complexes peuvent se créer entre chacun des secteurs spécifiques mentionnés et les autres. Pour citer un exemple typique, pour faire fonctionner le système intégré d'assainissement prévu, il faut que les ménages reçoivent information sur les bénéfices d'une hygiène meilleure (Clubs de Santé), puis mettre à la pratique ce qu'ils ont appris et procéder à l'installation de leur système de toilettes et, éventuellement de récolte de l'eau pluviale. Un système d'inspection coopérative doit être établi. Un rapport d'inspection de ménage doit être rédigé. Des femmes locales nommées par les Clubs de Santé doivent être préparées par des ateliers organisationaux à l'application du système de rapport et de donner conseils et aide aux usagers en faute. Des femmes nommées par les commissions puits devront faire la gestion du travail des inspectrices locales. Une femme nommée par toutes les commissions puits ensemble devrait contrôler les travaux de gestion des animatrices au niveau des commissions puits. Les informations et les expériences devront être échangies soit verticalement qu'horizontalement comme prévu au point a)

Les mêmes usagers auront besoin d'instruction sur comment mieux recycler leurs urines et, plus tard, leur excréta composté. Des recommandations de base seront établies pendant les ateliers organisationaux bien que les individus, les commissions réservoir, ou le coordonnateur même pourront obtenir l'aide de consultants comme prévu au point b). Des structures coopératives d'inspection comme celles prévues pour l'hygiène devront être mises en œuvre afin que les principes puissent être correctement appliqués.


2.13 RECYCLAGE DE FONDS ET IMPORTATION DE BIENS DE PRODUCTION

Les achats en monnaie formelle de biens de production devront en generale être effectués à l'étranger et les biens importés dans la zone du projet.

La première série de tels achats sera normalement couverte par le crédit originaire sans intérêts. Puisque le crédit est payé en dollars USA ou d'autre monnaie internationale et converti dans la monnaie locale pour l'exécution du projet, leur ri-conversion en monnaie internationale ne devrait pas poser de problèmes.

Le montant de la valeur de biens de production nécessaires pour le projet pourrait toutefois arriver à plusieurs fois (5 ou 6 fois de plus) la valeur du crédit originaire exprimè en monnaie internationale, car l'argent disponible est recyclé de façon continue.

Une condition préalable pour la concession d'un micro-crédit aux termes du Modèle est, en générale, que le bénéficiare puisse au début vendre quelques'uns des ses biens et services hors de la zone du projet pour gagner l'argent formel pour pouvoir rembourser son crédit dans la monnaie nationale. Le bénéficiaire fait l'exportation de biens ou services hors de la zone du projet, mais pas nécessairement hors des frontières nationales. Puisque les biens de production devront fréquemment être importés dans la République du Bénin, une situation de fuite financière d'argent formel national a lieu à couverture de la valuta internationale nécessaire à l'achat des biens de production. Telle fuite financière n'est pas favourable, bien qu'elle puisse partiellement être équilibrie par l'augmentation de la production nationale portant à une exigence riéuite d'importation de marchandise de l'étranger. La fuite financière en question ne peut d'ailleurs être completement équilibrée que lorsque la zone du projet puisse progressivement exporter directement suffisament de biens et services hors les frontières nationales pour gagner la valuta étrangère nécessaire à faire face au coût de ses importations. Il est improbable que cela puisse avoir lieu pendant les premières phases d'une application. Le gouvernement local devra par conséquence, accepter au moment de l'approbation d'un projet q'une perte financiere provisoire aura lieu pendant les premières phases du projet. Le Ministére des Finances devra assurer flexibilité administrative en autorisant la conversion de monnaie formelle locale en valuta étrangère nécessaire à l'achat de biens de production. Refus du Ministère de le faire porterait dans la pratique à de retards sérieux de l'exécution du projet. Le plus rapidement les fonds du projet peuvent être recyclés le plus rapidement la zone du projet se diveloppera. Le coordonnateur du projet, d'ailleurs, est tenu à chercher à réduire la fuite financière de monnaie formelle locale en achetant la ou possible les biens de production au Bénin, ou ceux qui y ont dija été importis.

Le schéma suivant assurera un bilan import/export zero du projet pour les finances nationales pendant l'exécution du projet, et un crédit permanent à long terme:

Premières deux années : zéro 
Troisième ann
ée, export aumoins 35% de la valeur importé
Quatrième ann
ée, export aumoins 50% de la valeur importée
Cinquième ann
ée, export aumoins 75% de la valeur importée
Sixième ann
ée, export aumoins 100% de la valeur importé
Septième ann
ée, export aumoins 125% de la valeur importé
Huitième ann
ée et années suivantes, export aumoins 150% de la valeur importée.


3.LES ŒUVRES PRÉVUES ET LEURS CONSÉQUENCES

3.1. Les structures de l'éducation à l’hygiène

Environs 300 Clubs volontaires de Santé sont établis dans la zone du projet. Les membres de chaque Club, hommes compris, suivront un cours d'une durée d'au moins six mois. Pendant le cours, des aspects de l'hygiène de base sont traités sous la direction d'une animatrice préparée par l'ONG Zimbabwe A.H.E.A.D

Les animatrices et les matériaux à utiliser seront préparés au cours d'un atelier organisatif. Les structures, les règlements et les aspects administratifs des Clubs seront également définis au cours d'ateliers organisatifs.

L'annexe 7 donne des détails de base des cours en question. Cette information est sujette à adaptation aux exigences de la zone de Tchaourou exprimées par les populations.

Les Clubs de Santé continueront à se rencontrer même après les cours. Leur rôle est indispensable au succès du projet, car ils servent comme forum pour l'identification des exigences des communautés, pour le planning et l'implémentation des œuvres, et au développement d'un sens d'unité et coopération essentielle au succès du projet. Les Clubs constituent une plate-forme pour l'organisation des femmes qu'elles puissent participer activement aux travaux pendant les réunions au niveau de commission réservoir, exprimer leurs voix en bloc, et occuper de positions administratives d'importance dans les différentes structures. Ils nommeront au moins une de ses membres à se préparer à jouer le rôle d'inspectrice des installations sanitaires, de fourniture en eau et de recyclage des ordures des ménages.

Les Clubs exprimeront aussi de propositions pour la discussion d'aspects touchant l'hygiène et la santé en général pas encore traités, pour l'approfondissement ultérieur de ceux déjà discutés, et pour un système de rappels qui tienne compte des exigences particulières des nouvelles générations et en particulier les jeunes filles.

Les Clubs serviront de centre de contrôle primaire de la santé des enfants. Un système d'inspection des installations individuelles d'assainissement, de fourniture en eau et de recyclage des ordures aupres des ménages sera établi. La qualité de l'eau potable disponible sera sujette au contrôle systématique effectué auprès d'une clinique locale utilisant équipements fournis par le projet.

Des cours systématiques en hygiène seront introduits dans toutes les écoles dan la zone du projet. Ils auront le support des autoririté de la Santé Publique et de l'Éducation Nationale. Les cours seront tenus pendant les heures scolaires normales sous la supervision des commissions des enseignants.


3.2. Les structures de l'assainissement. Pour un diagramme du système de recyclage des urines, de l'excréta, et des ordures solides voir:

DESSIN DES STRUCTURES PROPOSÉES POUR LA RÉCOLTE DES ORDURES
DESSIN D'UNE TOILETTE À COMPOSTAGE SEC

Le système est basé sur la séparation de l'urine, de l'excréta, des eaux usées et des ordures.

Dans les zones urbaines, et en particulier à Tchaourou, lorsque le ménage n'a pas de jardin, l'urine et les eaux usées peuvent être recyclés comme fertilisant pour de jardins verticaux fabriquis de blocs en Beosite (R) dans le cadre des systèmes SEL-LETS locaux.

Les systèmes sanitaires seront dans la plupart des cas individuels au niveau de ménage selon les exigences et les habitudes des usagers. On prévoit aussi l'éventuelle construction de toilettes publiques par exemple dans les places des marchés. La gestion de ces structures sera mise dans les mains d'entrepreneurs préparés pendant les ateliers organisationaux.

Une petite construction-annexe ou salle sanitaire comprendra trois réservoirs construits en Beosite(R). L'un en sera pour l'urine. Les deux autres pour le compostage airobic de l'excréta. Les structures de support des chambres, les urinoirs pour les hommes et les toilettes mêmes seront fournis par les unités locales de production d'articles en Beosite(R) travaillant dans le cadre des systèmes de monnaies locales SEL-LETS. La construction des chambres et l'installation des systèmes seront mises en exécution par de constructeurs individuels ou de coopératives locales travaillant dans les systèmes de monnaies locales SEL-LETS formies à travers un atelier organisationnel.

Presque le système sanitaire entier peut être mis en œuvre dans le cadre des systèmes locaux SEL-LETS avec 100% de valeur ajoutée locale et sans besoin d'argent formel.

Les toilettes seront équipées de moyens de lavage pour l'hygiène personnelle.

Une petite quantité de chaux vive, de cendre, ou de sciure pourrait être ajoutée au réservoir de l'urine une ou deux fois par jour et à l'excréta. Le contenu du réservoir d'urine peut être vidé en tout moment. Un mélange d'une part urine et 10 parts eau (usée) peuvent être utilisées directement pour l'arrosage des verdures et les arbres fruitiers et la fertilisation de la terre. Ce produit important de bonne qualité est capable de redoubler la production d'un jardin de ménage. Un ménage à 5 membres produit 25 m3 de ce mélange fertilisant par an environs, suffisant à la fertilisation de 2000m3.

Les ménages qui ne veulent pas ou ne peuvent pas disposer de leur urine demanderont à d'opérateurs entrepreneurs de le faire dans le cadre des systèmes SEL-LETS. On prévoit en particulier un tel service dans la ville de Tchaourou où les ménages peuvent manquer soit d'un jardin soit d'un toit plat pour un jardin vertical.

Pour ce qui concerne le système à double réservoir de compostage de l'excréta, un réservoir airobic est utilisé jusqu'à ce qu'il ne soit rempli. Il est fermé et laissé à se composter pendant les 12 mois suivants, jusqu'à ce que le deuxième réservoir ne soit rempli. À ce moment on vide le premier réservoir dont le contenu est devenu de la terre au compostage saine et sans odeur de valeur pour l'airation de la terre (soil conditioning). On recommence le cycle avec le premier réservoir, en laissant le deuxième à se composter.

Le compostage se réduit à une brouettée par personne adulte par an. Les ménages ne pouvant ou ne voulant pas disposer du compostage elles-mêmes pourront le faire à travers les systèmes SEL-LETS comme pour l'urine. Le compostage pourtant doit avoir lieu au niveau de ménage afin d'éviter tout risque de contamination ambiante, des eaux, de la terre et de maladies aux personnes.

Les matériaux organiques autres que l'urine et l'excréta seront compostés dans de boîtes de compostage simples construites et fournies dans le cadre des systèmes SEL-LETS. Ces matériaux organiques pourront aussi être pris en charge par d'entrepreneurs sous les systèmes SEL-LETS. Cependant, une poule seule peut consommer les restes de verdure et de repas produit par un ménage. 40 poules au niveau de commission réservoir offrent déjà l'occasion pour créer une petite entreprise.

Dans les zones rurales, les eaux usées provenant de la cuisine et des activités domestiques peuvent être recueillies dans un réservoir en Beosite et distribuées dans le jardin une fois par jour, en évitant la formation de concentrations d'eaux stangnantes. Comme déjà dit elles peuvent d'ailleurs aussi être ajoutées à l'urine.

Les usagers qui n'ont pas la possibilité de disposer de leurs eaux usées directement pourront se servir des structures de récolte prévues dans le cadre des systèmes SEL-LETS. Dans les zones urbaines, et en particulier dans la ville de Tchaourou, il se peut que les eaux usées doivent être prises en charge chaque jour (éventuellement avec les urines) et emportées en campagne ou elles peuvent être directement recyclées. Ces travaux seront exécutés dans le cadre des systèmes SEL-LETS.

Les ordures solides non-organiques seront recyclées par de centres de recyclage constitués dans le cadre des systèmes SEL-LETS, créant encore plus de valeur ajoutée locale. Dans les communautés plus grandes, comme Tchaourou, les centres pourront s'y spécialiser. Les frais de la récolte des ordures dépendront du matériel en question. La récolte de matériaux plus difficiles ou dangéreux pour le milieu coûtera plus chère (mais toujours dans les monnaies locales SEL-LETS) que celle des matériaux normaux. L'éventuelle récolte de restes médicales de cliniques sera objet d'une négociation à part.

Des services appropriés d'assainissement, cas échéant, dans les écoles et les cliniques dans la zone du projet, sont compris dans le projet de base. L'établissement du système entier de récolte des ordures organiques et solides ci-dessus prévu sera objet d'ateliers organisationaux suivant le système du brasilien Clodomir Santos de Morais.

Pour des références utiles pour des informations sur les systèmes sanitaires de compostage á sec avec séparation d'urine et excréta voir:

a) Winblad Uno et al, "Ecological Sanitation", SIDA (Swedish International Development Cooperation Agency), Stockholm 1998. ISBN 91 586 76 12 0
b) Del Porto David & Steinfeld Carol, "The composting toilet system book", CEPP (Center for Ecological Pollution Prevention), Concord Massachusetts 1999. ISBN 0-9666783-0-3
c) Sawyer Ron (editor), "Closing the Loop - Ecological sanitation for food security", SIDA 2000. ISBN 91-586-8935-4


3.3. Les usines de production d'articles en Beosite(R)

Le projet demande la fourniture de beaucoup de réservoirs, récipients, matériaux pour puits, toilettes, foyers, structures de support pour la construction. Beaucoup de ces produits sont faits traditionnellement en béton avec de matériaux qui doivent être payés en monnaie formelle et qui ne sont pas disponibles au niveau local. Le béton et le ciment sont mauvais pour le milieu. Ils sont difficiles si non impossibles à recycler après l'utilisation. De réservoirs en béton peuvent coûter jusqu'à US$4000, ceux métalliques en tôle doivent souvent être importés en créant des fuites financières de la zone du projet. Ils ne sont pas d'ailleurs hygiéniques. Les produits en béton sont sujets á de fautes de production. Ils sont souvent difficiles á réparer. Ils sont lourds et difficiles á transporter.

Une alternative pratique á l'utilisation du béton est offerte par une technologie moderne telle le Beosite(R). Des unités de production d'articles en Beosite(R) peuvent être établies la où existent des sources locales de gypse (CaSO4 + H2O) ou anhydrite (CaSO4 + 1/2 H2O), qui sont très communes dans toutes les régions du monde. Avec le Beosite on peut fabriquer des réservoirs hygiéniques, toilettes, matériaux pour puits et de nombreux autres produits économiques et durables. Il s'agit d'une technologie néerlandaise qui peut être transférée très facilement à la région de Tchaourou. La technologie est disponible gratuitement pour le développement exécuté en bonne foi.

Les unités de production de produits en Beosite peuvent faire une grande contribution á l'économie régionale suite à l'achèvement de l'installation des structures prévues dans ce projet. Elles devront d'abord produire la plupart des produits nécessaires au projet même. Puisque de tels produits sont faits avec 100% de valeur ajoutée locale, ils peuvent être fabriqués, installés, et maintenus dans le cadre des systèmes de monnaies locales sans avoir besoin d'aucun argent formel.

Les unités de production en Beosite(R) resteront donc des structures industrielles permanentes. Par la suite, elles pourront fabriquer par exemple des structures portantes pour les habitations en substitution du bois et d'autres matériaux importés dans la zone, contribuant soit à la réduction de la déforestation soit à l'élimination de la fuite financière. Le matériel peut même être adapté pour la protection des constructions traditionnelles.

On se servira du Beosite (R) d'ailleurs aussi pour la fabrication de foyers de cuisine à rendement élevé, capables d'une résistance thermique jusqu'a 500 degrés C. Le recyclage de la fumée autour de la marmite sera incorporé dans le dessin qui prévoit une amélioration importante des conditions sanitaires dans les cuisines des ménages en éliminant la fumée dans l'environnement et le risque de feu et de blessures domestiques. Les foyers pourront être portié à main avec de l'eau bouillante dans la marmite et avec du feu actif sans risque de provoquer de blessures. Ils pourront fonctionner avec tous les combustibles. Le projet prévoit pourtant la fabrication au niveau local de mini-briquettes faites à partir de déchets locaux et de bio-masse cultivée localement à cet effet.

Le Beosite (R) pourrait être incorporé dans la construction de foyers solaires fabriqués aussi dans le cadre des systèmes locaux SEL-LETS au cas où la préparation des aliments de jour ne contraste pas les traditions locales.

Le coût tres modeste des unités de production Beosite (R) est couvert par une voix à part au bilan, où il a la forme d'un crédit sans intérêts d'une durée de trois ans. Le coût de la préparation des toutes premières moules pour chaque produit peut attendre à US$ 7000 la piece. La gamme de produits que chaque unité de production pourrait construire sera, donc, au début plutôt réduit. Priorité sera accordée aux produits nécessaires à l'exécution du projet. Chaque unité de production ne se spécialisera dans la production que de deux ou trois articles. Copies successives des moules sont très économiques à faire.

Le système entier de gestion du procédé de production des articles en Beosite (R) à partir de la gestion des dépôts de gypse/anhydrite, la construction des usines, la production des articles et leur installation sera établie pendant des ateliers organisationaux suivant la méthode de Clodomir Santos de Morais, pour lesquels on a prévu une voix à part au bilan.

Les détails seront décidés pendant les ateliers mêmes. On prévoit toutefois que les unités de production d'articles en Beosite soient à contenu très intensif pour ce qui concerne la main-d'œuvre et tres réduit pour ce qui concerne les investissements en capital pour les équipements. Les produits peuvent être en effet fabriqués manuellement sans machines, avec une qualité de finissage occidentale.

L'annexe 6 contient d'autres informations sur le procédë Beosite (R).


3.4. Les structures de fourniture en eau potable

L'illustration suivante se rifere aux structures pour la fourniture en eau potable prévues: 

DESSIN DES STRUCTURES DE FOURNITURE EN EAU POTABLE

La consommation d'eau dans la zone du projet est actuellement parfois riduite a 20 litres par personne par jour. L'eau est obtenue aupres de forages (pompes villageoises) et puits. Une minoriti de ménages a Tchachou et Tchaourou a accès a un service d'adduction d'eau.

Il y a dija 17 forages bien distribuis dans la zone du projet, friquemment distants les uns des autres 10-15 kilomètres. Le niveau prévu des nappes d'eau est d'habitude 25 metres environs. Le but du projet est de porter de l'eau potable entre une distance maximum de 200 metres des habitations des usagers.

Voir a l'annexe 2 section 2.8 pour détails complets sur les installations individuelles.

Le projet prévoit aussi un système généralisi de récolte des eaux pluviales au niveau des ménages a fin d'augmenter la quantité d'eau disponible directement aux familles pour les applications secondaires telles le lavage, la lessive, et la toilette personnelle.

Le système prévu de recyclage des urines et des eaux usées de ménage, pourront emporter quelques 25 m 3 d'eau par an par ménage pour la fertilisation et l'arrosage des petites cultures individuelles ( a ctti des demeures ou éventuellement sur les toits plats) .

Le système de fourniture en eau sera dicentralisi. Des puits a grand diamètre seront creusis utilisant de main-d'uvre, de matériaux et de méthodes de construction locale a fin que tous les travaux puissent être réalisis dans les cadres des systèmes de monnaie locale SEL-LETS.

De 6 a 9 pompes solaires immergibles seront installées dans chaque forage a 8 m diamètre intétieur. On recommande l'utilisation des pompes a pistons a axe horizontale (voir l'annexe 4 pour en avoir une description complete) car elles ont iti développées justement pour les pays en voie de développement avec de caractiristiques particulieres qui permettent la distribution de l'eau potable sur de grandes distances et a hauteurs d'ilivation importantes. Chaque pompe livrera eau a un réservoir servant une communauté de 200 personnes environ. Le puits constitue le moùeu du système de fourniture en eau. Les tuyaux de refoulement ses rayons.

Chacune des 40 écoles de la zone recevra au moins un réservoir, éventuellement de plus selon le nombre d'ileves. Les cliniques, pour redoubler leur sicuriti en eau potable, recevront deux systèmes indipendants l'un a l'autre.

On prifere les systèmes de pompage solaire a cause de leur co{t extremêment riduit d'entretien et a cause de la grande pression dont elles sont capables, par exemple a fournir de l'eau d'un puits au fonds d'une vallie a un village sur une colline a une distance de plusieurs kilomètres. Chaque puits sera en plus doti d'un système de pompes manuelles de réserve placées a ctti du puits (voir a l'annexe 5 pour une description complete des pompes manuelles prifiries).

On prévoit que les pompes manuelles puissent être fabriquies localement en Beosite. Elles fourniront de l'eau potable aux communautés pendant de longues périodes, de mauvais temps ou au cas de crise ou disastre. Cas échéant, ou la structure locale le demande, les puits seront équipis aussi d'une aire de lavage communal où les femmes pourront faire la lessive.

La fourniture en eau potable prévoit au moins 25 litres par personne par jour. La quantité d'eau effectivement disponible dans chaque communauté variera selon la profondeur du forage, l'ilivation du lieu, l'emplacement du réservoir et, la distance horizontale entre le puits et le réservoir. On prévoit des moùens de 40 litres par personne par jour.

Quand on se sert de l'énergie solaire, de périodes de temps plus ou moins mauvais où les pompes dibiteront moins d'eau ou même pas d'eau du tout doivent être prises en considiration. Les réservoirs doivent donc avoir une capacitation suffisante pour la fourniture minimum en eau prévue (25 litres par personne par jour) pendant trois jours. Chaque réservoir fournira moùennement 200 usagers environs. Le dibit retenu nécessaire pour donner 25 litres par personne par jour a 200 usagers sur trois jours est 15 m3 , ce qui est la dimension prévue des réservoirs

Au cas où les usagers aient besoin de supplimenter leur fourniture en eau, ils pourront se servir des pompes manuelles placées a ctti de chaque puits.

Le projet prévoit en plus l'installation d'un système de recueil de l'eau pluviale pour les applications qui ne demandent pas de l'eau potable. Le recueil de l'eau pluviale est actuellement pratiqui dans la région, donc l'habitude de le faire existe dija. Il y a en moùenne au moins 1200 mm de pluie par an. Les maisons ont pour dimensions soit de 10 m x 5 m, soit de 15 m x 7, soit de 25 m x 10 m selon la quantité d'appartements que compte la maison. Supposant une moùenne de 10 m x 5 par famille, la superficie des toits et, donc, d' au moins 50 m2, suffisante pour capter 60 m3 par an. Tenant toujours compte de la distribution saisonniere de la pluie et de son intensiti pendant la période des pluies, de bonnes marges pour supplimenter la fourniture en eau existent.

En ce qui concerne le recueil des eaux pluviales pour les applications agrécoles on prévoit sa réalisation sur initiative des entrepreneurs locaux sur petite ichelle avec de systèmes de réservoirs en Beosite et la construction de petits bassins de stockage. Le but de ces travaux n'est pas de créer un système itendu d'irrigation, mais de donner la possibilité d'un prolongement limiti a la saison de croissance. Les agriculteurs devraient en avoir de meilleures marges de sicuriti pour leur production et la possibilité de cultiver cash crops a valeur ajoutée additionnelle utilisant l'irrigation a gouttes.

Les systèmes prévus de fourniture en eau seront mis en place a travers d'ateliers organisationaux suivant la méthode Moraisien dont a l'annexe 2.


3.5. Les développements institutionaux

L structures institutionnelles prévues sont illustries par les documents suivants:

LES STRUCTURES  
LE MOUVEMENT FINANCIER  
L'UTILISATION DU FINANCEMENT  
LE CYCLE DES CRÉDITS SANS INTÉRÊTS

Le projet sert essentiellement a la création de structures sociales. Le contenu détailli des diffirents aspects du projet est ilabori avec les usagers eux-mêmes et mis en exécution pendant les ateliers organisationaux Moraisiens. Ce sont les usagers qui dicident ce qu'ils veulent faire. Ils mettrent les ouvrages en exécution, les font fonctionner, les maintiennent, les paient et en deviendront les seuls propriitaires. On met en oeuvre une culture de maintenance durable avec de tres forts encouragements au développement local.

Quelques structures a créer pendant les ateliers sont les Clubs de Santé, les structures des monnaies locales, les fabriques avec distribution et installation des produits en Beosite, les systèmes d'installation, entretien et administration des structures de fourniture en eau, les structures pour le recyclage des ordures organiques et non, les structures pour la bio-masse nécessaire pour les foùers, la banque locale et le système de micro-crédits, le fonctionnement des commissions au niveau de réservoir et de puits.

Les micro-crédits sans intérêts fourniront de l'argent formel nécessaire au développement de la productivité locale. Les autres initiatives auront lieu dans le cadre des systèmes de monnaies locales institués. Le capital disponible pour le recyclage d'argent formel en forme de micro-crédits est constitui par:

a) Une part du crédit originaire jusqu'au moment où on n'en aura pas besoin
b) Les remboursements mensuels du crédit (US$3 par ménage par mois). 
c) Les remboursements des Micro-crédits mêmes. 
d) Le fonds d'entretien a long terme. 
e) Le fonds pour le remplacement des biens en capital du système, qui s'accumulera suite a la période dicennale initiale et le remboursement totale du crédit sans intérêts .

Par exemple, lorsqu'une femme ait besoin d'une machine a coudre pour faire de vetements, elle aura besoin d'argent formel pour acheter la machine. Cet argent lui sera mis a disposition en forme d'un micro-crédit sans intérêts. Elle vendra quelques-uns des vetements hors du système local SEL-LETS pour gagner l'argent formel nécessaire au remboursement de son crédit. Elle vendrait la partie restante de sa production dans le cadre du système de monnaie locale. Main a main qu'elle rembourse l'argent formel dans le fonds Coopératif de Développement, l'argent est tout de suite preti a autre opirateur a fin que l'argent originaire puisse être recyclé systématiquement au niveau local.

L'établissement de systèmes de monnaie locale SEL-LETS pour faire face au manque chronique d'argent formel dans la région de Tchaourou est a la base du projet. Les systèmes SEL-LETS créent d'unités locales d'échange pour les biens et les services produits localement. Ils iliminent a la base les problemes souvent citis tels que par exemple:

"Il n'y a pas d'argent pour payer la priparation des comptes pour l'eau utilisée
"Il n'y a pas d;argent pour la récolte des contributions mensuelles
"Les usagers n'ont pas d'argent pour payer leurs installations sanitaires

Souvent tout ce qu'on a besoin est un système de transfert de biens et de services locaux sans avoir besoin d'argent formel.

On propose que toute personne qui ait l'bge minime pour quitter le système scolastique soit enregistrie comme membre des systèmes SEL-LETS locaux dans la région de Tchaourou, car tout le monde pourrait en diriver de bénéfices d'initiatives pour la communauté exécutées dans le cadre du projet. La participation active aux transactions dans la monnaie locale est, toutefois, en principe volontaire sauf pour celles réalisies pour le projet même. L'éclairage PV pour les itudes, par exemple, sera financi au niveau de commission réservoir, et payie par les usagers du territoire de la commission réservoir. D'autres activités telles la riafforestation ou la reconstruction des places des marchis pourront bénéficier la communauté entiere, et chaque membre (adulte) de la communauté devrait payer la propre quote. L'adhision obligatoire aux groupes SEL-LETS est d'ailleurs nécessaire lorsqu'on achete ou vende de biens communs, par exemple du bois de forets de propriété collective.

La plupart des transactions SEL-LETS sont ouverte a la nigociation libre entre les partis intiressis. On crée donc les conditions pour un viritable marchi ouvert et compititif dans le cadre d'un système financier global coopératif, sans intérêts et sans inflation.

Beaucoup de biens et services, ceux fournis par les Clubs de Santé par exemple, ou bien ceux nécessaires a la construction des services en eau potable et de la sanitation peuvent être fournis en monnaie locale SEL-LETS.

Pour d'autres informations sur l'organisation des systèmes SEL-LETS voir a l`annexe 1. La constitution des systèmes de monnaies locales SEL-LETS demande un effort organisatif tres important. Elle s'effectuera a travers d'ateliers organisationaux suivant la méthode Moraisienne. On créera trois systèmes:

a) Le système sud ouest, triangle Tchaourou, Alafiarou, Agbassa. Dans cette zone on parle pour le nagot, et le bariba.

b) Le système nord ouest, triangle Bitirou, Yibessi, Sanson. Dans cette zone on parle le bariba.

c) Le système nord est, triangle Tikaparou, Tchachou, Kika. Dans cette zone on parle le bariba.

On commencera avec les ateliers pour la formation des structures administratives zone par zone:
a) Identification et priparation cadres
b) Ridaction des statuts
c) Enregistrement des membres
d) Commencement axes transactions

Les trois systèmes auront les mêmes bases de calcul de leur valeur. Les trois monnaies seront donc interchangeables entre elles, sujet toujours au contrôle des responsables qui devront s'assurer qu'il n'y a pas de fuite financiere d'un système a l'autre.

La valeur de rifirence des monnaies locales sera dicidie pendant les ateliers. Cependant celle prifirie est basie sur la valeur pergue d'une heure de travail.


3.6. L'Éclairage, tilivision et réfrigération PV

Un système d'éclairage pour les itudiants sera installé une fois. Une salle d'itudes a été construite, dans le cadre du système SEL-LETS local, au niveau de la commission réservie. Son co{t sera a la charge de tous les membres ripondant a la commission réservoir en question.

La réserve du bilan dont de la phase 4 du projet prévoit l'installation de 433 systèmes.

L'achat d'un appareil TV fonctionnant a énergie solaire pour les salles d'itudes dipendra de la dicision des commissions réservoirs locales qui devront ivaluer la quantité de matériel iducatif disponible dans les langues locales (le bariba et le nagot) et si leur salle d'itudes offre la sicuriti nécessaire contre le vol et contre les éléments.

Les commissions réservoir dans les villages branchis au riseau ilectrique (axe Tchaourou-Tchachou) dicideront s'ils veulent y participer eux aussi. L'installation d'éclairage PV dans les écoles dipendra des discussions qui auront lieu au niveau des commissions réservoir où les écoles se trouvent.

On a exprimi le besoin au niveau local de cours d'instruction sirale, donc de la nicessiti d'éclairage dans une ou plusieurs salles de classe des écoles. On n'a pas toutefois d'indications détaillies des exigences rielles, qui devront être discutées au niveau des commissions réservoir avec les populations. Itant donni la quantité d'écoles dans la zone (a l'exclusion de celle supérieure a Tchaourou) ne sont pas branchies au riseau ilectrique, l'éclairage des écoles sera couvert des réserves du bilan.

Pour ce qui concerne les éventuelles exigences de réfrigération de vaccins et midecines, la zone ne compte actuellement que huit centres de santé, dont trois dija branchis au riseau ilectrique local. Le projet prévoit la fourniture, au cas échéant, d'éclairage PV, de systèmes sanitaires, et de moùens de réfrigération de vaccins et midecines au moins aux cinq centres dipourvus d'électricité.


3.7. Les systèmes d'éclairage domistique privis

L'éclairage actuel dans les ménages est en générale réalisi par de lampes a pitrole, dont le co{t mensuel moùen est US$5 par mois arrivant a US$ 25 en temps de pinurie. L'achat de bacteries pour les radios co{t entre US$4 et US$10 par mois. Ces dépenses constituent un drainage financier grave d'argent formel de la zone du projet vers d'autres destinations. Dans de telles conditions de marchi, quelques ménages pourront financer a travers la réduction des frais de pitrole et de bacteries l'achat de systèmes d'éclairage et de communication a rendement plus élevé. Le projet constitue donc un fonds qui permettra l'installation de systèmes mettant progressivement fin a la fuite financiere en question a travers de crédits sans intérêts.

Les commissions réservoirS ditermineront les priorités sociales pour la distribution progressive de telles structures, par exemple par tirage au sort. Les fonds du projet ne suffisent pas a fournir de telles structures directement a tout le monde. Le fonds du bilan ne suffit en effet pour que 200-300 systèmes justement pour lancer le plan.

La vitesse de distribution des systèmes dipendra de la période du remboursement des crédits. Une famille habituie a verser le US$20-30 par mois pourrait en effectuer le remboursement utilisant ses ipargnes en deux ans. Une famille plus pauvre aurait besoin de plus de temps.

Le commencement de la distribution des systèmes solaires domestiques est prévu a la (dernière) phase 4 des travaux. Puisque plusieurs activités actuellement sources de fuites financières de la zone du projet auront lieu dans les monnaies locales, il est possible que les familles aient plus d'argent formel disponible qu'auparavant. En tel cas, elle pourrait former de coopératives d'achat de systèmes SHS au niveau de commission réservoir où chaque famille verse un montant (par exemple) d'US$10 par mois dans un fonds coopératif d'éclairage solaire, ce qui permettrait a une famille sur 40 a installer un système tous les 4-6 semaines. Cela signifie que chaque ménage devrait être dotie d'un système solaire a distance de 4-5 ans de la naissance de la coopérative portant a l'ilimination de fuites financières de la région dues a l'éclairage domestique en 6-7 ans.

La fuite financiere grave due a l'utilisation d'appareils radio inefficients a bacteries pourra être terminie a travers l'utilisation d'appareils radio micaniques et/ou d'appareils a rendement élevé a bacteries rechargeables. On devrait pouvoir couvrir les prix de tels appareils avec les ipargnes réalisies au cours d'une annie.


3.8. Les contributions et les frais de gestion

Les graphiques suivantes constituent partie intégrée de ce projet: 

ILLUSTRATION DU SYSTÈME DE MICRO-CRÉDITS 
COMMENT ON DÉPENSE LE SEED LOAN ORIGINAIRE
LE CYCLE DES CRÉDITS SANS INTÉRÊTS  
DÉPENSES PRÉVUES PAR TRIMESTRE
DÉPENSES DU PRIMIER TRIMESTRE
DÉPENSES DU DEUXIÈME TRIMESTRE
DÉPENSES DU TROISIÈME TRIMESTRE
DÉPENSES DU QUATRIÈME TRIMESTRE
DÉPENSES DU CINQUIÈME TRIMESTRE
DÉPENSES DU SIXIÈME TRIMESTRE
DÉPENSES DU SEPTIÈME TRIMESTRE
DÉPENSES DU HUITIÈME TRIMESTRE
DernièreS DÉPENSES

Le projet sera financi par un crédit sans intérêts pour une période de 10 ans. Les ménages rembourseront l'US$3 par ménage de 5 par mois, qui servira:

- au remboursement du crédit même. Jusqu'a l'expiration de la période de 10 ans, l'argent remboursi chaque mois sera recyclé sans intérêts en forme de micro-crédits destines exclusivement a l'expansion de la capacitation productive locale.

- au paièment des frais en argent formel d'administration et d'entretien, y compris le salaire du coordonnateur et du consultant, les frais des pieces d'entretien nécessairement importies, les frais de transport. Les biens et les services fournis au projet par les habitants, par exemple ceux de l'inspection au niveau local, les travaux d'entretien, et des commissions réservoirs (sauf l'iquivalent de US$5 par mois) seront payis dans les monnaies locales.

- a la constitution d'un fonds de réserve a tres long terme. Ce fonds sera recyclé lui aussi a condition que le capital soit disponible a peine qu'on n'en aura besoin.

Une fois que le crédit de base ait été remboursi, les versements mensuels constituent des familles les fonds coopératifs de développement créeront a leur fois un fonds important destiné a l'extension des services de base prévus dans le projet. Le co{t des unités de production Beosite(R) production est couvert par de crédits sans intérêts remboursables en 4 ans. Ce capital peut être recyclé lui aussi systématiquement main ; a main il est remboursi.

Les familles de la zone de Tchaourou qui dija dépensent de l'argent sur de combustibles pour la cuisine pourront couvrir les remboursements aux termes du projet des ipargnes faites sur les frais de cuisine obtenus a travers l'utilisation de foùers a rendement plus élevé fabriquis et alimentis dans le cadre des systèmes de monnaie locale établis. Toutefois, les femmes vont en général chercher elles-mêmes le bois dont elles ont besoin pour la cuisine. Elles n'ont pas donc de frais directs de combustible. En ce cas, elles gagnent cependant a travers une forte réduction de l'effort de récolte du bois et du temps qu'elles y didiquent.

A travers les systèmes de recyclage prévus, que ce soit la riutilisation directe des urines et de l'excréta ou bien le recyclage des autres ordures, on créera de nouvelles sources de valeur ajoutée locale a cause du fait que les opérations de récolte et du traitement des ordures ont lieu dans le cadre des Économies locales.


4. PLAN DE TRAVAIL

4.1. La première phase de recherche

L a première phase est réalisie avant la présentation formelle du projet, a travers la récolte des détails les plus importants et la ridaction d'un premier bilan indicatif. On établit contact avec les fournisseurs potentiels des technologies demandies. Le coordonnateur établira un contact avec les populations locales pour discuter leurs exigences générales et leur disponibilité a accepter les cinq principes de base sans lesquels les projets auto-finangants ne peuvent pas avoir lieu.

4.1.1 L'acceptation des Clubs d'Hygiène. Les clubs servent soit pour les cours en hygiène de base soit pour créer une plate-forme pour les femmes, a fin qu'elles puissent s'organiser, s'exprimer pendant les riunions, et participer avec un rôle important dans les diffirentes structures prévues. Il s'agit d'un moùen constructifs pour faire face au probleme du gender.

4.1.2 La disponibilité a payer au moins US$3 par mois par famille de 5 membres dans un Fonds Coopératif de Développement. Le paièment couvre l'ensemble des services de base prévus (l'éducation à l’hygiène, la fourniture en eau potable, l'assainissement, la récolte des ordures, les foùers a rendement élevé etc.)

4.1.3 L'acceptation des systèmes de monnaie locale SEL-LETS, qui permettent le paièment de biens et services locaux sans besoin d'argent formel.

4.1.4 L'acceptation du procidi BEOSITE a fin que le poupart des produits nécessaires puissent être fabriquis localement avec 100% de valeur ajoutée dans le cadre des systèmes SEL-LETS.

4.1.5 L'acceptation de systèmes de toilettes a sec (aux niveaux occidentaux) avec la siparation d'urine et excréta. Les questions concernant la forme, la couleur, et le finissage des structures, et le privacy etc. seront d'ailleurs dicidis par les usagers mêmes. Les systèmes a sec de recyclage au niveau de ménage sont nécessaires pour la solution des problemes de l'assainissement de la terre et des eaux de surface et souterraines.

On pripare une carte de la zone du projet, et une carte détaillie des centres plus importants.

L'annexe 03 contient des cartes de la région.

On ridige le projet pour présentation.

On établit l'ONG Nouveaux Horizons pour Tchaourou.

Aucun bilan n'est prévu pour les travaux dans la première phase.


4.2. Deuxième phase durée 9 mois environ

Voir les graphiques suivantes:

LE CYCLE DES CRÉDITS SANS INTÉRÊTS  
COMMENT ON DÉPENSE LE SEED LOAN ORIGINAIRE
DÉPENSES PRÉVUES PAR TRIMESTRE
DÉPENSES DU PREMIER TRIMESTRE
DÉPENSES DU DEUXIÈME TRIMESTRE
DÉPENSES DU TROISIÈME TRIMESTRE
DÉPENSES DU QUATRIÈME TRIMESTRE
DÉPENSES DU CINQUIÈME TRIMESTRE

Cette phase est la plus critique, car on y lance la formation des structures de base nécessaires au fonctionnement du système a travers une série d'ateliers organisationaux.

L'ordre de siquence des ateliers est aussi tres important. On commence avec les Clubs de Santé a fin de donner occasion aux femmes de s'organiser. Par la suite on peut procider a la constitution des commissions réservoirs, le cur battant du système. La troisième structure a créer est le système SEL-LETS, suivie par celle des micro-crédits, les usines Biosite, les systèmes de recyclage et de la station radio.


4.2.0. Virement de fonds

On pripare un plan pour les virements de la part des bailleurs de fonds a l'ONG Nouveaux Horizons.

La Banque Coopérative Locale de Tchaourou sera instituée successivement (voir atelier 4.2.4). Les fonds devront donc être mis initialement a disposition de l'ONG aupres d'une structure appropriie a Parakou.


4.2.1. Clubs de santé et éducation à l’hygiène

4.2.1.1 Clubs de Santé

Les Clubs de Santé devront constituer une plate-forme socialement acceptable pour habituer les populations, et en particulier les femmes, a travailler ensemble, ce qui est a la base du succes du projet. Ils constitueront un forum pour les femmes, les aidant a l'identification des besoins de la communauté et a faire le planning des phases successives avec la plaine participation des femmes.

On tiendra trois ateliers organisationaux (un, en bariba, pour l'axe Bitirou-Sanson), un, en bariba, dans le Nord-Est Kika.Thatchou-Tikaparou), et un pour la zone de Tchaourou-Alafia au sud-ouest, éventuellement en nagot) selon les principes de Clodomir de Santo de Morais pour la priparation au niveau général du matériel, des animatrices du Ministere de la Santé, et des responsables des clubs individuels.

Participation indicative (des trois groupes dans l'ensemble)

Les animateurs Moraisiens
Le coordonnateur du projet
Le consultant pour le programme indicatif de la Zimbabwe AHEAD
Représentant d'ONG
5 Observateurs (possibles coordonnateurs des projets futurs)
20 personnes qualifiies indiquies par le Ministere de la Santé qui assisteront aux sessions
433 femmes animatrices responsables au niveau des futures Commissions réservoir

Durée de chaque atelier: trois semaines environs

Les structures que les ateliers devraient sortir:

a) Une structure de coordination du système :

-avec le coordonnateur du projet,
-au niveau des secteurs Nord et Sud du projet
-avec le Ministere de la Santé
-entre les animatrices du Ministere et les responsables locales
- les statuts et regles des Clubs

b) Une structure du matériel

- discussion avec de membres potentiels des groupes
- définition du contenu des cours selon les exigences locales
- adaptation du matériel selon les usances et cultures locales (illustrations, langue etc.)utilisant les styles artistiques de la zone de Tchaourou
- priparation effective du matériel des cours
- distribution du matériel

c) Une structure de la méthode

- Comment se servir du matériel
- Le rôle des animatrices du Ministere
- Le rôle des responsables des communautés
- Exercices pratiques
- Comment convoquer et guider les legons individuelles
- La suite du travail des groupes après la conclusion des cours

d) Une structure de la communication

- Verticale, a niveau de projet (coordonnateur, responsable Clubs, responsable Ministere, femmes responsables locales)
- Horizontale, entre responsables locales, (futur) programme radio

e) Une structure au niveau de chaque commission réservoir

- Le paièment de la responsable locale suite a la formation des monnaies locales
- Les rapports entre la responsable locale et la (future) Commission Réservoir
- Les rapports entre la responsable locale et l'animatrice du Ministere ripons able de sa zone
- Discussion avec les personnes intiressies niveau de la (future) Commission Réservoir
- La registration des participants aux cours
- L'organisation pratique des legons et des riunions successives

4.2.1.2. Cours d'éducation à l’hygiène aux écoles

On tiendra un atelier organisationnel selon les principes de Clodomir de Santo de Morais pour la priparation au niveau générale du matériel, des animatrices du Ministere de la Santé, et des commissions professeurs des écoles.

Participation indicative:

Les animateurs Moraisiens
Le coordonnateur du projet
Le consultant pour le programme indicatif de la Zimbabwe AHEAD
Représentant du Ministere de la Santé
Représentant
du Ministere de l'instruction publique
Représentant ONG Nouveaux Horizons
5 Observateurs (possibles coordonnateurs de projets futurs)
20 personnes qualifiies indiquies par le Ministere de la Santé qui assisteront aux sessions
70 professeurs animateurs au niveau d'école

Durée de l'atelier: trois semaines environs

Les structures que le atelier devrait sortir:

a) Une structure de coordination du système :

- avec le coordonnateur du projet,
- avec le Ministere de la Santé
- avec le Ministere de l'instruction publique
- entre les animatrices du Ministere de la santé et des commissions professeurs

b) Une structure du matériel

- définition du contenu des cours selon les diffirents niveaux des icoliers
- adaptation du matériel selon les ages (illustrations, langue etc.)
- priparation effective du matériel des cours

c) Une structure de la méthode

- Comment se servir du matériel
- Le rôle des animatrices du Ministere
- Le rôle des professeurs
- Le planning des cours
- La continuiti

d) Une structure de la communication

- Verticale, a niveau de projet (coordonnateur, responsables Ministeres, commissions professeurs)
- Horizontale, entre commissions professeurs et les familles, (futur) programme radio


4.2.2. Les structures sociales locales

On tiendra trois ateliers organisationaux (un pour le secteur Nord est, un pour la zone de Tchaourou-Alafia au sud et un pour le secteur Nord-ouest) selon les principes de Clodomir de Santo de Morais pour la priparation des structures d'administration des services.

Participation indicative (des quatre groupes dans l'ensemble)

Les animateurs Moraisiens
Le coordonnateur du projet
Le consultant Manning
2 Représentants ONG Nouveaux horizons
1 Représentant du Ministere de la Finance
1 Représentant du Ministere du Développement Rural
5 Observateurs (possibles coordonnateurs de projets futurs) 1750 personnes (principalement femmes) qui auront indiqui leur intérêt a prendre responsabilité générale a faire partie des commissions réservoir pour l'administration locale des structures, dont le 35% indiquies par les chefs de rayon, 65% indiquies par les Clubs Santé

Durée de chaque atelier: quatre semaines environs

Les structures que les ateliers devraient sortir:

a) Définition de la forme sociale des commissions réservoir et des commissions puits

- Statuts
- Reglement
- Financement
- Responsibilités

b) Organisation

- Riunions
- Utilisation des réservoirs

c) Coordination

- SEL-LETS locale
- Commission puits
- Écoles locales
- Cliniques/htpitaux
- Système recyclage
- Système micro-crédits

d) Communication

- Vertical: coordonnateur
- Horizontal: avec les +/- 40 ménages locaux

e) Initiatives individuelles


4.2.3. Structures des systèmes SEL-LETS

On tiendra trois ateliers organisationaux (un pour le secteur Nord-Est, un pour la zone de Tchaourou-Alafia au sud-est, un pour le secteur Nord-Ouest) selon les principes de Clodomir de Santo de Morais pour la priparation des structures pour l'application des systèmes a monnaie locale SEL-LETS.

Participation indicative (des deux groupes dans l'ensemble)

Les animateurs Moraisiens
Le coordonnateur du projet
Le consultant Manning
1 Représentant du Ministere de la Finance
1 Représentant du Ministere du Développement Rural
2 Représentants ONG nouveaux horizons
5 Observateurs (possibles coordonnateurs de projets futurs)
150 personnes qui auront indiqui leur intérêt a faire les registrations des transactions
600 personnes (hommes et femmes) qui auront indiqui leur intérêt a faire d'animation au niveau des commissions réservoir.

Durée de chaque atelier: six semaines environs

Les structures que les ateliers devraient sortir:

a) Définition de la forme sociale

- Statuts
- Reglement
- Structures professionnelles et administratives
- Financement
- Rapport avec les autres monnaies locales non formelles

b) Une structure pour la registration des transactions

-Locaux travail
-Adaptation ambiances contre éléments et poussieres
-Mesures sicuriti information
-L'achat ordinateur, sprinters, et branchement ilectrique éventuellement a panneaux PV
-La distribution des structures physiques : bontes SEL; plaques affiches
-La priparation des cheques (ou autres documents d'échange)
-La publication des services disponibles

c) Les rapports avec les usagers

-Les riunions informatives au niveau de commission réservoir
-La présentation du coordonnateur local
-L'enregistrement des membres
-La distribution des cheques (ou autres documents d'échange)
-Le commencement des transactions

d) Une structure de la communication

- Verticale, a niveau de projet (coordonnateur projet, responsables registration transactions, animateurs au niveau de commission réservoir, usager final)
- Horizontale, entre les responsables a chaque niveau
- Horizontale, avec les responsables des autres monnaies locales
- Commerciale, radio, website etc.


4.2.4. Structures des systèmes de micro-crédit

La Banque Coopérative Locale de Tchaourou mette en exécution la gestion des fonds en monnaie formelle dont le projet a besoin, sur instructions du coordonnateur basies a leur fois sur les indications provenant des animateurs. Les fonds n'appartiennent pas a la Banque qui n'interviendra que dans l'exécution pratique des travaux. Jusqu'au moment de l'expiration du crédit dicennal, les fonds appartiennent aux usagers. Les intérêts des bailleurs de fonds sont protigis par leurs représentants nominis au conseil de l'ONG Nouveaux Horizons, lesquels seront d'ailleurs invitis a participer a l'atelier.

La banque se fera payer ses services dans les monnaies locales SEL-LETS. Elle pourra utiliser ses crédits en LETS pour acheter de biens et de services dans la zone du projet et les revendre pour de monnaie formelle hors de la zone même.

La banque pourra, par la suite et avec l'autorisation de la banque centrale Béninoise, commencer d'activités bancaires traditionnelles pour le compte des ménages dans la zone du projet.

On tiendra un atelier organisationnel selon les principes de Clodomir de Santo de Morais pour la priparation des structures pour une banque de Micro-Crédit et son fonctionnement.

Participation indicative:

Les animateurs Moraisiens
Le coordonnateur du projet
Le consultant Manning
2 Représentants du ONG Nouveaux Horizons pour Tchaourou pour le compte des bailleurs de fonds
Un consultant financier, offert éventuellement par une banque micro-crédits extirieure
1 Représentant du Ministere de la Finance
1 Représentant du Ministere du Développement Rural
5 Observateurs (possibles coordonnateurs de projets futurs)
6 personnes qualifiies, dont 3 par l'ONG Nouveaux Horizons et 3 par le coordonnateur
433 personnes qui auront indiqui leur intérêt a faire les animateurs de crédit, indiquies une par chaque commission réservoir

Durée de l'atelier: six semaines environs

Les structures que l'atelier devrait sortir:

4.2.4.1 La banque

a) Définition de la forme sociale

- Statuts
- Reglement
- Structures professionnelles et administratives
- Financement
- Rapport avec les monnaies locales non formelles

b) Les aspects physiques

- Terrain
- Bureau
- Sicuriti
- Communications

c) Les aspects financiers (Définition des initiatives a chaque niveau. Combien du fonds Coopératif doit être distribui a chaque niveau)

- Financements a intérêt général du projet ( structures de recyclage, initiatives productives plus importantes, œuvres publiques)
- Financements a intérêt a moùen niveau (niveau de commission puits)
- Financements a intérêt plus local (niveau de commission réservoir)
- Activités bancaires traditionnelles

4.2.4.2 L'organisation des travaux

a) Structure centrale

b) Structure dicentralisie

- Priparation animateurs
- Riunions au niveau de commission réservoir

c) Coordination

- Systèmes SEL-LETS
- Commissions réservoir
- Coordonnateur projet

d) Financements pour projets spicifiques

- Rapports avec bailleurs de fonds

e) Une structure de la communication

- Verticale, a niveau de projet (coordonnateur projet, responsables registration transactions, animateurs au niveau de commission réservoir, usager final)
- Commerciale, radio, website etc.


4.2.5. Usines beosite (R)

On tiendra quatre ateliers organisationaux (un pour le secteur Nord-est, deux pour la zone de Tchaourou-Alafia et un pour le secteur Nord-Ouest) selon les principes de Clodomir de Santo de Morais pour la priparation des structures pour la production d'articles en Beosite. En prévoit donc l'installation de 4 unités de production

Participation indicative (des quatre groupes dans l'ensemble)

Les animateurs Moraisiens
Le coordonnateur du projet
Le consultant EOS Advises
1 Représentant du Ministere de la Santé
1 Représentant du Ministere du Développement Rural
1 Représentant ONG Nouveaux Horizons
5 Observateurs (possibles coordonnateurs de projets futurs)
200 personnes (hommes et femmes) qui auront indiqui leur intérêt pendant de riunions au niveau de commissions réservoir a y participer, y comprises +/- 50 personnes indiquies par les chefs de quartier

Durée de chaque atelier: six semaines environs

Les structures que les ateliers devraient sortir:

a) Définition de la forme sociale

- Statuts
- Reglement
- Structures professionnelles et administratives
- Financement
- Rapport avec les monnaies locales

b) Une structure de fourniture des matériaux:

- recherches giologiques
- diptt gypse/anhydrite localisation, permis
-priparatifs pour son exploitation
-logistiques
-rapports avec les usines

c) Une définition des articles a fabriquer (réservoirs, toilettes, foùers, foùers solaires etc.)

- contacts avec les autres unités de production
- contacts avec les ménages
- définition des exigences : articles et caractiristiques techniques
- définition des exigences: dessin, capacitation de production
- définition du procidi nécessaire
- priparation des moules
- essais
- dicision sur les priorités a accorder aux diffirents articles

d) Une structure pour l'usine

- Définition du terrain et des structures nécessaires
- Dessin de l'usine
- Mise en oeuvre de l'usine
- Acquisition des équipements nécessaires

e) Une structure pour la production

- L'organisation de la production
- L'organisation commerciale

f) Une structure pour l'installation

- Rapport usine-installateurs
- La formation des installateurs
- La mise en oeuvre des installations
- Le placement des puits/forages
- La suite après vente

g) Une structure de la communication

- Verticale, a niveau de projet (coordonnateur projet, directeur usine, commission usine, installateurs, clients finaux)
- Horizontale, entre unités de production
- Rapports avec les systèmes SEL-LETS
- Commerciale, radio, website etc.


4.2.6. Les structures de recyclage

Un fonds spicial est prévu au bilan pour couvrir les frais d'institution des structures de recyclage, qui ont priorité. Les fonds seront remboursis par les intiressis de la même manière des dotations mises a disposition des usines Beosite. Ils auront la forme de crédits sans intérêts remboursables selon les possibilités jugies rielles des participants aux ateliers organisationaux. Les remboursements seront financis par les ventes de matériaux (fertilisants, compostage) hors de la zone du projet et de l'exportation de matériaux solides non organiques qui ne sont pas retenus recyclables dans la zone même. Pour une illustration d'une possible structure générale de récolte d'ordures voir:

Les structures de recyclage des ordures

On tiendra trois ateliers organisationaux (un pour le secteur Nord-Est, un pour la zone de Tchaourou-Alafia au sud-est, un pour le secteur nord-ouest ) selon les principes de Clodomir de Santo de Morais pour la priparation des structures de recyclage prévues. Participation indicative (des deux groupes dans l'ensemble)

Les animateurs Moraisiens
Le coordonnateur du projet
Le consultant Manning
1 Représentant du Ministere de la Finance
1 Représentant du Ministere du Développement Rural
1 Représentant ONG Nouveaux Horizons
5 Observateurs (possibles coordonnateurs de projets futurs)
300 personnes qui auront indiqui leur intérêt a y participer

Durée de chaque atelier: six semaines environs

Les structures que les ateliers devraient sortir:

a) Définition de la forme sociale

- Statuts
- Reglement
- Structures professionnelles et administratives
- Financement et paièments rapports système Micro-crédit
- Rapport avec les monnaies locales non formelles

b) Analyse des besoins

c) Une structure pour les centres de recyclage

- Définition du terrain et des structures nécessaires
- Formalitis, permis
- Dessin des centres
- Mise en oeuvre des centres
- Acquisition des équipements nécessaires

d) Une structure pour la récolte ou diposition

- Des urines
- De l'excréta composti
- Des eaux usées
- Des autres ordures organiques
- Des solides non organiques
- Restes industrielles spiciales
- Restes spiciales cliniques et htpitaux
- Qui fera quoi?
- Définition des zones individuelles
- Définition des spicialisations

e) Une structure commerciale

- Définition des tarifs applicables selon les diffirents matériaux
- Distribution urine et excréta composti
- Recyclage direct de certains matériaux
- Contacts pour l'exportation des matériaux non utilisables localement

f) Une structure de monitorage

- Conditions sanitaires
- Conditions icologiques
- Conditions sicuriti

g) Une structure de la communication

- Verticale, a niveau de projet (coordonnateur projet, directeurs centres, structures de récolte, clients finaux)
- Horizontale, entre centres
- Rapports avec les systèmes SEL-LETS
- Commerciale, radio, website etc.


4.2.7. Structures pour la production de bio-masse pour les foùers

On tiendra un atelier organisationnel selon les principes de Clodomir de Santo de Morais pour la priparation des structures de production de mini-briquettes et de bio-masse pour les foùers a haut rendement dont la production de la part des usines Beosite est prévue.

Participation indicative:

Les animateurs Moraisiens
Le coordonnateur du projet
La consultant EOS advises
Le consultant Manning
1 Représentant du Ministere du Développement Rural
1 Représentant de l'ONG Nouveaux Horizons
5 Observateurs (possibles coordonnateurs de projets futurs)
50 personnes qui auraient donni indication d'intérêt a la production des mini-briquettes
50 responsables des centres de recyclage
300 personnes qui auront indiqui leur intérêt a y participer a la production de bio-masse pour les mini-briquettes

Durée de chaque atelier: quatre semaines environs

Les structures que le atelier devrait sortir:

a) Une structure de coordination

- Définition de la forme sociale
- Statuts
- Reglement
- Structures professionnelles et administratives
- Financement et paièments
- Rapport avec les monnaies locales non formelles

b) Une analyse des exigences

- analyse détaillie des systèmes actuels
- demande dans la zone du projet
- éventuelle demande a l'extirieur de la zone du projet

c) Analyse des ressources en bio-masse disponibles

d) Définition des recettes (milanges) socialement acceptables

e) Création des structures physiques de production briquette

f) Logistique

- Apport et stockage matériaux
- Distribution mini-briquettes

g) Organisation cultivation biomasse

h) Aspects financiers

- Disponibilité micro-crédits cultivateurs
- Disponibilité micro-crédits fabricants briquettes
- Prix de distribution des briquettes selon les diffirents milanges


4.2.8. Structure pour la station radio

L'installation d'une station radio du projet fait partie de la gestion des informations concernant le projet. Puisque pratiquement tout le monde dans la zone du projet dispose d'un appareil radio, la radio représente un vihicule excellent pour la diffusion d'informations sur ce qui se passe avec la réalisation du projet et la gestion des structures mises en place.

La station pourrait être installée dans un village au centre de la zone du projet, par exemple Tchatchou, limitant le rayon de diffusion aux 60 kilomètres environs. Dans ce cas, la station devrait fonctionner ou a électricité (Tchatchou est branchi au riseau ilectrique) ou a énergie photovoltaïque. La fourniture de l'électricité y est présente 24 heures sur 24 mais resterait dans les mains de tiers.

La gestion de la station sera completement autonome.

En ce qui concerne les programmes prévus, et sans vouloir influencer l'indipendance de l'atelier qui aura lieu, ils pourraient se baser sur les éléments suivants:

a) Diffusion d'informations sur les activités du projet (bulletins journaux)
- Invitations a riunions de structures (commissions réservoir, systèmes SEL-LETS etc.)
- Informations sur les dicisions prises pendant les riunions
- Informations sur le progres avec l'installation des diffirentes structures
- Informations sur les crédits sans intérêts concidis

b) Informations de la part de groupes intiressis

- Sur de nouvelles initiatives qu'on veut prendre
- Sur le développement d'initiatives en cours de réalisation

c) Informations sur les activités culturelles et sportives dans la zone du projet

d) Service imergences

e) Promotion du projet vers l'extirieur

Financement

L'institution de la station est couverte d'une voix a part au bilan. Comment est-ce que la station pourrait rembourser son crédit originaire?

- La main d'uvre (travail) sera faite dans le cadre des systèmes de monnaie locale
- Les frais exprimis en argent formel (électricité , frais de gestion des équipements) devront être remboursis sur les 3 ou 4 ans. Comment :

a) Récolte d'une petite contribution aupres des ménages
b) Paièment pour services rendus aux habitants des zones aux alentours immédiats
c) Publiciti de producteurs dans la zone du projet vis a vis de marchis extirieurs

On tiendra un atelier organisationnel selon les principes de Clodomir de Santo de Morais pour la priparation de la structure pour l'installation et la gestion de la station radio du projet.

Participation indicative

Les animateurs Moraisiens
Le coordonnateur du projet
Le consultant Manning
1 Représentant du Ministere des Communications
1 Représentant de l'ONG Nouveaux Horizons
5 Observateurs (possibles coordonnateurs de projets futurs)
20 personnes qui auraient donni indication d'intérêt a la participation a la gestion de la station
50 personnes qui auraient donni indication d'intérêt a la production de programmes pour la station

Durée de l'atelier: trois semaines environs

Les structures que le atelier devrait sortir:

a) Une structure de coordination

- Définition de la forme sociale
- Statuts
- Reglement
- Structures professionnelles et administratives
- Financement et paièments
- Rapport avec les autres monnaies locales non formelles

b) Une analyse des exigences

- analyse détaillie des exigences des structures individuelles du projet
- demande dans la zone du projet
- éventuelle demande a l'extirieur de la zone du projet

c) La structure matérielle

- Le terrain
- Les permis
- Les bureaux
- Les équipements de transmission
- Les équipements de production et stockage de programmes

d) Logistique

- Transport
- Stockage matériaux
- Organisation riseau


4.2.9. Structures en eau potable

On tiendra un atelier organisationnel selon les principes de Clodomir de Santo de Morais pour la priparation des structures de fourniture en eau potable

Participation indicative

Les animateurs Moraisiens
Le coordonnateur du projet
Le consultant Manning
1 Représentant du Ministere du Développement Rural
1 Représentant de la ONG Nouveaux Horizons
5 Observateurs (possibles coordonnateurs de projets futurs)
150 personnes qui auraient indiqui leur intérêt a creuser de puits/forages et aux œuvres civiles y associies
30 personnes qui auront indiqui leur intérêt a l'installation et a l'entretien des structures

Durée de chaque atelier: quatre semaines environs

Les structures que le atelier devrait sortir:

a) Une structure de coordination

- Définition de la forme sociale
- Statuts
- Reglement
- Structures professionnelles et administratives
- Financement et paièments
- Rapport avec les monnaies locales non formelles

b) Une analyse des exigences (Voir annexe 1, section 2.8 pour détails)

c) Recherches hydrogialogiques

d) Priparation cartes géographiques avec :

- sites puits
- sites réservoirs
- tracies tuyaux

e) Spicifications

- Bases travail/diptts 
- Forages/puits 
- Pompes solaires
- Pompes manuelles
- Margelles pompes manuelles
- Aires lavage 
- Panneaux solaires
- Supports panneaux
- Alentours forages/puits 
- Pose tuyaux 
- Installations réservoir 
- Installations (éventuelles) de purification UV 
- Instructions pour commissions puits
- Instructions pour commissions réservoir 

f) Permis des autoririté locales

g) Les œuvres civiles

- Base stockage équipements et matériaux
- Formation d'équipes
- Planification des œuvres a réaliser
- Logistique
- Équipements et matériaux

h) L'installation des structures

i) L'entretien

- La formation de la structure d'entretien
- Les rapports avec les fournisseurs
- Importation et gestion pieces ditachies
- Planification entretien
- Kits d'entretien
- Système monitorage
- Système statistique


4.3. Troisième phase, implementation effective

Les structures créées pendant la deuxième phase donnent exécution aux travaux qu'elles auront planifiis:

- Les cours des Clubs de Santé
- Les cours d'éducation à l’hygiène aux écoles 
- L'opération des systèmes de monnaies locales SEL-LETS 
- Terminaison des unités pour la production d'articles en Beosite
- La production d'articles en Beosite
- L'opération du système de Micro-crédits 
- Terminaison de la construction des centres de recyclage
- Commencement recyclage 
- Commencement production mini-briquettes pour la cuisine
- Commencement culitvation de bio-masse pour les briquettes 
- Creuser et équipement de puits et de forages 
- Construction de margelles pour pompes manuelles de support 
- Construction des aires de lavage 
- Pose tuyaux de refoulement aux réservoirs 
- Installation réservoirs 
- Installation d'équipement de purification eau aupres d'écoles et cliniques 
- Installation de panneaux PV et des pompes solaires
- Installation pompes manuelles 
- Commencement production distribution et installation des systèmes d'assainissement prévus

DÉPENSES DU QUATRIÈME TRIMESTRE
DÉPENSES DU CINQUIÈME TRIMESTRE
DÉPENSES DU SIXIÈME TRIMESTRE
DÉPENSES DU SEPTIÈME TRIMESTRE


4.4. Quatrième phase, deuxième niveau d'implementation

- Production continue de produits en Beosite (R) 
- Éclairage PV pour les itudes 
- (Pro-memoria) tilivision PV pour les itudes 
- (Pro-memoria) éclairage PV aux écoles 
- Éclairage et réfrigération PV aupres des cliniques dans la zone du projet 
- Éventuelle purification d'eau 
- (Pro-memoria) Commencement initiatives de conservation de la terre et ri-afforestation
- (Pro-memoria) Commencement récolte des eaux pluviales 

DÉPENSES DU HUITIÈME TRIMESTRE
DERNIÈRES DÉPENSES


5. BILAN INDICATIF

Activité

Dépenses (Capital)

Phase

Bilan US$

01

OW Clubs Santé (deux)

2

35.000

02

Formation clubs santé

2

20.000

03

Matériel pour clubs santé

2

7.500

04

Formation animatrices clubs santé

2

15.000

05

OW Cours éducation à l’hygiène aux écoles

2

20.000

06

Matériel cours hygiène aux écoles

2

5.000

07

OW structures sociales locales (deux)

2

80.000

08

OW systèmes SEL-LETS (deux)

2

80.000

09

Bureau et équipement systèmes SEL-LETS

2

40.000

10

OW système Micro-crédit

2

40.000

11

Bureau et équipement système Micro-crédit

2

20.000

12

OW unités de production Beosite (quatre)

2

80.000

13

Shovel/priparation diptt gypse

2/3

20.000

14

Construction et équipement usines Beosite(*25000 chaque usine - 4 usines

2/3

100.000

15

Formes pour produit (*25000 chaque usine) 4 usines

2/3

100.000

16

Localisation diptts et contrôles qualité

2

3.000

17

OW systèmes recyclage (deux)

2

40.000

18

Établissement riseau recyclage

2

300.000

19

Établissement riseau récolte compostage

2

20.000

20

OW système bio-masse

2

35.000

21

OW structures eau potable

2

40.000

22

Établissement base structures eau potable

2

20.000

23

Voitures équipements et matériaux pour forages/puits

3

290.000

24

Carburant et entretien vihicules

3

50.000

25

Travail pour puits (en monnaie SEL-LETS)

3

Pro-memoria

26

Points lavage (en monnaie SEL-LETS

3

10.000

27

Margelles pour pompes manuelles (en monnaie SEL-LETS

3

10.000

28

433 Pompes solaires

3

649.500

29

433 Supports panneaux

3

108.250

30

Panneaux solaires (433*400 W = 173.2 kW)

3

1.041.600

31

58 Groupes pompes manuelles (174 unités de pompage)partiellement en Beosite

3

132.000

32

Cbbles, tuyaux pour pompes/puits

3

100.00

33

Tuyaux puits aux réservoirs - 200000m @ US$ 1

3

400.000

34

Travail pose tuyaux (en monnaie SEL-LETS)

3

10.000

35

433 Réservoirs eau

3

114.000

36

433 Bases réservoirs

3

36.000

37

Supervision de l'installation priparation artisans entretien

3

25.000

38

Magasin pieces ditachies

3

30.000

39

Permis et formalitis

2

1.000

40

Priparation et ridaction des spicifications du projet

2

6.000

41

65 Installations de purification d'eau pour cliniques et écoles

3

95.000

42

Autres installations purification d'eau (inc.15.000 Wc panneaux solaires)

4

250.000

43

433 systèmes éclairage PV pour les itudes

4

200.000

44

Tilivision PV pour les itudes

4

Pro-memoria

45

Éclairage PV pour les écoles

4

Pro-memoria

46

Éclairage PV pour les cliniques dans la zone du projet

4

30.000

47

Réfrigération PV aux cliniques @ US$ 5000/clinique

4

30.000

48

Équipement contrôles qualité de l'eau

4

5.000

49

Frais transport Europa-Rep. Centrafricaine

3

55.000

50

Frais transport locaux

3

50.000

51

Administration

1/3

36.000

52

Salaire coordonnateur @US$ 50000/an

1/2/3

100.000

53

Consultation Manning @US$ 50000/an

1/2/3

100.000

54

Fonds éclairage PV ménages

4/5

300.000

55

Les structures d'assainissement sont a faire avec les systèmes SEL-LETS sauf quelques additives

3/5

50.000

56

OW station radio

4

35.000

57

Fonds station radio

4

70.000

 

Réserves (approx 6.5%)

5

460.150

 

Total général

 

6.000.000


BRÈVE ANALYSE

 

Dépenses (Capital)

<Phase

Bilan US$

Total première phase

1

0

 

Total deuxième phase

2

935.000

 

Total phase 3

3

3.251.010

 

Total phase 4

4

786.660

 

Total phase5

5

166.680

 

Usines Beosite

2/3

200.000

 

Frais coordonnateur

1/5

100.000

 

Supervision Manning

1/5

100.000

 

Total général toutes phases

 

5.542.850

 

Réserves 6.5% approx.

6

460.150

 

Total 1+2+3+4+5

 

6.000.000

 

 

DÉPENSES SYSTÉMATIQUES

Dépenses annuelles

US$

Coordonnateur/administration

25.000

Entretien systèmes

12.000

Commissions réservoir (433*5 US$ p.m.)

25.980

Pieces ditachies

20.000

Réserve vol

20.000

Imprévus

17.020

Total frais ricurrents