ONG Stichting Bakens Verzet (Une Autre Voie), 1018 AM Amsterdam, Pays Bas.
01. Cours e-learning :
Diplôme de Développement Intégré (Dip. Dév.Int)
Édition
13: 04 Mai, 2011.
Édition
18 : 06 Décembre, 2011.
SECTION B : LES SOLUTIONS AUX PROBLÈMES.
Valeur attribuée : 06 points sur
18
Travail prévu : 186 heures sur
504
Les points ne sont attribués
qu’après le complètement réussi de l’examen consolidé pour
Valeur
attribuée : 02 points sur 18
Travail
prévu : 54 heures sur 504
Les points ne sont attribués qu’après le
complètement réussi de l’examen consolidé pour
Section 4: Crise alimentaire.[5 heures]
02.00 Heures analyse matériel du Modèle.
02.00 Heures approfondissement.
01.00 Rédaction rapport.
Section 4: Crise alimentaire. [5
heures]
02.00 Heures analyse matériel du Modèle.
Une référence
générale sur la souveraineté alimentaire.
“Démocratie de la terre :
Souveraineté des semences (Beej Swaraj), Souveraineté des
aliments (Anna Swaraj), Souveraineté de l’eau (Jal Swaraj) et Souveraineté de la
terre (Bhu Swaraj). ”
( Site web du Mouvement Navdanya,
20 Septembre, 2011.)
“Ensuring the right to food requires the possibility either
to feed oneself directly from productive land or other natural resources, or to
purchase food. This implies ensuring that food is available, accessible and
adequate. Availability relates to there being sufficient food on the market to
meet the needs. Accessibility requires both physical and economic access:
physical accessibility means that food should be accessible to all people,
including the physically vulnerable such as children, older persons or persons
with disabilities; economic accessibility means that food must be affordable
without compromising other basic needs such as education fees, medical care or
housing. Adequacy requires that food satisfy dietary needs (factoring a
person’s age, living conditions, health, occupation, sex, etc), be safe for
human consumption, free of adverse substances and culturally acceptable.
Participation of food-insecure groups in the design and implementation of the
policies that most affect them
is also a key dimension of the
right to food.” (De Schutter O., The right to food, Rapport A/HRC/16/49 soumis pour l’ordre du jour voix 3 “Promotion et
protection de tous les droits humains, civiles, politiques, économiques,
sociales et culturel, y compris le droit au développement”, de la seizième session du Conseil sur les
Droits Humains, Assemblée Générale des Nations Unies, New York, 20 Décembre,
2010. )
Lisez les ressources suivantes.
Ce cours incorpore les principes sur la souveraineté alimentaire dont au
livre Towards
Food Sovereignty : A Future without
Hunger, Pimbert M., IIED, Londres, 2008 (Courtoisie IIED
Londres.). Le Modèle établit les structures pratiques qui facilitent
l’application des principes qui portent à la souveraineté alimentaire.
Voir aussi comment les “Femmes fonctionnent souvent comme les
amortisseurs de la souveraineté alimentaire” dans l’article Quisumbing
A. et al, Helping Women Respond to the Global Food Price Crisis, International Food Policy Research
Institute (IFPRI), Policy Brief
7, Washington, Octobre 2008. (En
anglais)
Pour voir les effets de
la “globalisation” sur la sécurité alimentaire voir Wise T.A., The
True Cost of Cheap Food,
Resurgence Magazine, Édition 259, Mars/Avril 2010, Resurgence Trust, Bideford, 2010.
L’auteur arrive à la conclusion que :
“Les sociétés sont tenues
à établir leurs mêmes valeurs humaines. Elles ne devraient pas transférer cette
tâche au marché. Quelques choses qui nous sont essentielles, telles nos terres
et les aliments critiques à la vie qu’elles produisent, ne peuvent pas
constituer l’objet de guerres de prix.” (Traduction de l’anglais par T.E.Manning).
Pour les effets du vol des terres
agricoles lisez: Odeny
E. et al (eds), Landgrabbing in Kenya and Mozambique, Food First Information
and Action Network (FIAN), Heidelberg, Avril 2010
« … l’agriculture paysanne, les exploitations
familiales, la pêche artisanale et les systèmes autochtones de production
alimentaire, qui sont fondés sur des méthodes écologiques et des circuits de
commercialisation courts, sont les moyens de parvenir à des systèmes
alimentaires durables, sains et capables d’améliorer les conditions de
vie » ; Il est temps de proscrire
l’accaparement des terres, pas question de le rendre responsable, GRAIN,
Barcelona (Spain) and Los Baños (Philippines), 17 April,
2011.
Pour lire une mise à jour récente
de la situation mondiale relative à la
souveraineté alimentaire voir Ho. M, Biofuels and World Hunger,
Institute of Science in Society (ISIS), Londres, Novembre 2010.
Pour un rapport sur les
pertes le long de la chaîne alimentaire
voir Lundkvist J. et al, Saving Water : From
Field to Fork - Curbing Losses and Wastage in the Food Chain. Stockholm International Water Institute (SIWI), SIWI Brief, Stockholm, 2008. Le rapport semble
plutôt favorable au secteur industriel,
avec une évaluation positive de
Observations
préliminaires.
« Des données édifiantes en apparence révèlent des
rendements moyens pour les céréales inférieurs à deux tonnes par hectare sur
les petites exploitations en Afrique, contre un moyenne mondiale deux fois plus
élevée. Mais les petites exploitations ont souvent des rendements faibles
précisément parce qu’elles utilisent les facteurs de production avec davantage
de parcimonie. En Afrique, les petites exploitations utilisent très peu
d’engrais, environ un dix-huitième des doses utilisées en Inde, par exemple.
Elles préfèrent la main-d’oeuvre au capital, et moins
de 5 % des surfaces cultivées sont irriguées. De plus, les petits exploitants
ne peuvent que rêver des subventions faramineuses dont bénéficient les
exploitations à grande échelle. La prise en compte de ces autres facteurs dans
le calcul de la productivité réduit considérablement cet écart. En d’autres
termes : si les petits exploitants disposaient des intrants, de l’irrigation et
des subventions dont bénéficient les grandes exploitations, les choses seraient
tout autres. C’est pourquoi les études axées sur le rendement plutôt que sur la
productivité totale révèlent que les petites exploitations sont plus efficaces.
(Bailey, R.,
Cultiver un avenir meilleur –
La justice alimentaire dans un monde aux ressources limitées, Oxfam International, Londre, Juillet 2011, p. 48).
Les
projets de développement intégré couvrent plusieurs aspects liés à
l'agriculture, tels, par exemple, la gestion des terres communes; le
recyclage des déchets; la production locale pour la consommation locale; la
production de biomasse pour les foyers.
Les
projets de développement intégré promeuvent une production locale à
consommation locale. Ils partent du concept d'une première obligation des
habitants à s'assurer eux-mêmes, à travers de leurs efforts
propres, une bonne qualité de vie pour tous dans leur zone du projet. Les
dimensions "anthropologiques" du projet, avec son premier niveau à
200-300 personnes; son deuxième niveau à 1500 personnes; et son troisième
niveau à 50.000 personnes sont telles de permettre une diversification et
spécialisation importante de la production. À travers les pépinières et
les banques de semences établies, cherche-t-on de multiplier le choix de
produits disponibles, à commencer de ceux traditionnels au niveau local,
à poursuivre avec la climatisation et l'introduction écologiquement responsable de sortes
plus "exotiques".
L'introduction
du système de monnaie locale permettra aux agriculteurs de se libérer des
pressions économiques saisonnières. On les permettra d'accumuler des débits
exprimés en monnaie locale pour l'achat (local) de semences et pour survivre
pendant la saison de croissance, selon le rythme naturel de leurs activités. Le
système des micro -crédits sans intérêts leur permettra, cas échéant,
d'acheter des semences contre de l'argent formel. Dans ce dernier cas,
doit-on prévoir la vente d'une part de la production pour de la monnaie
formelle hors de la zone du projet pour que
l'agriculteur puisse rembourser son micro -crédit.
En
mettant l'accent sur la production ménagère et locale particulière et coopérative pour
la consommation ménagère et locale, et sur l'exploitation des structures
financières créées à ce but, les projets
tendent à exercer des influences contre les activités de monoculture sur
grande échelle. Les projets sont formellement apolitiques mais ils ne
donneront aucun support direct ou indirect aux activités agricoles
industrielles; ni à l'importation dans les zones de projet des
engrais, source de fuites financières importantes. Ils chercheront à
y fournir des activités alternatives y compris le recyclage au 100% des
déchets.
La gestion des terres
communes.
La
structure des monnaies locales établies permet la formation d'une
"classe" ou "groupe" propriétaire de chaque bien commun,
meuble ou immeuble que ce soit. Par exemple, les bénéfices produits d'une
terre commune utilisée par des pasteurs nomades, ou les revenus de la vente de
bois produit sur un terrain commun peuvent être divisés (sujet toujours aux
décisions prises des responsables) à niveau individuel entre les membres des
groupes en question. Par contre, les frais de gestion des terres et
choses communes peuvent être distribués entre toutes les personnes qui
font partie du groupe propriétaire. En principe, les terres communes
deviendront ou resteront inaliénables. De même, sujet toujours à la loi
de chaque pays, les droits relatifs à la production minérale. Par exemple
les gisements de gypse ou d'anhydrite se trouvant sur des terres communes du
territoire d’un projet deviendront propriété des villages/ commissions réservoir/
commissions forage où les gisements se trouvent. Ils seront gérés par les
groupes mêmes. Enfin, les structures créées des projets facilitent
l'administration formelle de la gestion des possessions
traditionnelles sans en modifier directement les droits qui y sont liés.
Les structures de
recyclage des déchets.
Lisez de nouveau votre
travail sur les structures de recyclage
ordures : organisation et structures de recyclage
ordures : technique dont à la section 5 les structures de service du
quatrième bloc les structures à créer.
On y offre une description
des structures prévues pour le recyclage des déchets. Il s'agit, pour ce qui
concerne les urines et les fèces, soit d'une activité au niveau de
l’agriculture traditionnelle, soit d'une activité au niveau de ménage.
Dans les villages les plus grands, s'agit-il en effet d'une sorte de
agriculture urbaine. But prioritaire est le recyclage sur site, là où possible,
de
Toutes
ces opérations ont lieu dans le cadre des monnaies locales SEL -LETS. On aurait déjà procédé à l'achat des équipements qui
ne sont pas disponibles localement à travers des micro -crédits sans intérêts
obtenus auprès du fonds spécial prévu au bilan. Par principe les équipements
adoptés ne devraient pas demander l'utilisation d'énergie importée
(électricité, diesel, essence etc.) et les distances de transport devraient
être les plus courtes possibles.
L’utilisation du compost
d’excréta.
L’excréta est composté , sans
l’addition d’aucune matière nouvelle, sur une période la plus longue possible,
au moins pendant 12 mois. Il se transforme en un compost parfaitement sain de
bonne qualité à utiliser pour le conditionnement de la terre. Il peut être
ajouté à la terre du jardin ménager ou bien
à celle du jardin vertical (voir la sécurité alimentaire à la section 2 les
services à la base d’une bonne qualité de vie du
premier bloc la pauvreté et
la qualité de vie)s’il y en a. En
présence de problèmes de nature culturelle liés à son recyclage sur lieu,
peut-il être récolté dans le cadre du système de monnaie locale et emporté pour
utilisation de la part des agriculteurs. Il s’agit d’une brouette de matériel
composté par personne par an. Il s’agit du mouvement de peu de matériel sans aucun
risque pour la santé des habitants, et sans aucun risque de contamination des
eaux.
L’utilisation des urines
et la sécurité alimentaire.
Les réservoirs à urine doivent être vidés
systématiquement. L'urine est un produit de valeur importante comme
fertilisant, et son utilisation directe peut porter au redoublement de la
production d'un jardin. Avec un peu de chaux ou sciure ou équivalent ajouté de
temps en temps à l'urine et le tout dilué une part à 10 parts d'eau (ou des
eaux usées!!) l'urine peut être utilisée directement pour l'arrosage des
jardins des ménages.
Les
toilettes ou san-plats incorporeront une division
permettant la séparation de l'urine et de l'excréta. Un urinoir sera fourni à
utilisation des hommes et des garçons. De petites quantités d'eau qui entrent
dans les réservoirs à urine cause les pratiques de lavage personnel et de
lavage des urinoirs ne sont pas du tout nocives au système.
Le
recyclage des urines peut être couplé à celui des eaux usées. Il n'est pas du
tout nécessaire en effet d'ajouter de l'eau propre aux urines. Les eaux usées
(filtrées seulement pour en éliminer de leur éventuel contenu en graisses)
peuvent être tranquillement ajoutées à l'urine et recyclées au niveau des
ménages. Les ménages n'ayant pas de jardin, dont l'habitation est dotée d'un
toit plat, peuvent y installer de jardins verticaux faits en composites de
gypse afin qu'ils puissent effectuer le recyclage de leurs urines et eaux usées
tout en augmentant leur productivité avec la culture d'une partie de leurs
exigences alimentaires.
Les
usagers qui ne peuvent pas ou ne veulent pas disposer eux-mêmes de leur urine
pourront demander aux opérateurs de le faire dans les cadres des systèmes
locaux SEL -LETS.
Il
s’agit de
Dans la
pratique, fait-on un mélange des urines avec toutes les eaux grises produites
au niveau des ménages pour un total de
Comme
engrais, les urines suffisent à la fertilisation de
Il s'agit de réservoirs (normalement en composites de
gypse) placés à côté des habitations pour faire la récolte des eaux usées de
cuisine, d'hygiène personnelle, et des activités ménagères en général. Comme on
a déjà dit, dix parts d'eau à une part d'urine permettent le recyclage de
l'urine (et des eaux usées) au niveau des ménages.
Naturellement
les eaux usées peuvent être directement et séparément utilisées pour l'arrosage
des jardins ménagers. Les eaux contenant des graisses (graisses animales ou
bien huiles de cuisine) devront passer par un simple filtre. Les solides ainsi
filtrés sont stockés dans des récipients à compostage organique ci-dessus
décrits. L'élimination des graisses est importante à long terme car elles
peuvent peu à peu freiner le procès
d'aération des terres du jardin.
Les récipients utilisés pour
les eaux usées doivent être hermétiquement fermés contre l'entrée d'animaux et
d'insectes. Ils doivent être vidés très régulièrement, si possible au moins une
fois par jour. Au cas de la formation d'odeurs faut-on procéder à leur lavage.
Les usagers qui ne peuvent pas
ou ne veulent pas disposer eux-mêmes de leurs eaux usées pourront demander aux
opérateurs de le faire dans le cadre des systèmes locaux SEL -LETS.
Récipients de compostage pour les autres solides
organiques ménagers.
Les autres ordures organiques ménagères se composent en
générale de celles de cuisine et des restes alimentaires. Elles peuvent donner
lieu à des odeurs désagréables, et, jetées sans discrimination à l'ouvert comme
actuellement a lieu systématiquement dans la zone du projet, constituent une
menace continue à la santé des habitants, augmentant en même temps le risque
porté par animaux et insectes porteurs de maladies.
Ils y
ont plusieurs manières d'en effectuer le recyclage de façon constructive. Ce
problème se présente d'ailleurs dans tous les pays du monde.
La
meilleure manière en est de tenir des animaux telles les poules, les chèvres,
ou, religion permettant, les porcs, capables à recycler les restes en oeufs, viande, et lait. Par exemple, une poule consomme
tous les restes de cuisine d'un ménage entier. Puisque nos communautés au
niveau de la commission réservoir comptent 40 familles environs, il est
possible de créer une récolte de la part d'un membre/ménage dans chaque
localité, qui tiendra les animaux nécessaires au recyclage, en créant une
activité productive tout en éliminant un problème sérieux. La récolte des
restes une ou même deux fois par jour pourrait ajouter une deuxième source de
revenu (exprimé toujours dans la monnaie locale SEL -LETS)
pour celle/celui qui se chargera de la faire.
Les
restes de cuisine peuvent aussi être recyclés au niveau de ménage par moyens
d'un compostage aérobic dans un récipient approprié à fournir dans le cadre des
systèmes de monnaies locales SEL -LETS.
Les
restes sont mélangés avec de la terre, et une fois qu'ils se seront réduits à
terre, ils peuvent être ajoutés aux jardins ou bien récoltés par les opérateurs
SEL -LETS. Naturellement, ces restes peuvent aussi
être retirés par les opérateurs SEL -LETS avant leur
compostage. Les opérateurs pourront procéder à en faire le compostage eux-mêmes
ou de les recycler à d'autres qui y pourront être intéressés.
Les
restes de cuisine ne doivent pas être ajoutés aux réservoirs de recyclage
d'excréta, car elles peuvent être déjà contaminées par des mouches ou d'autres
insectes pouvant se reproduire à l'intérieur du réservoir excréta, d'où elles
ne pourront plus sortir que par le trou de la toilette dès que le couvercle en
est enlevé.
Donc,
la réutilisation intelligente des restes de cuisine créera directement une
valeur ajoutée importante pour l'économie locale, même pendant des temps de
pénurie d’eau. Les petits animaux et la volaille ne demandent que très peu
d’eau, éventuellement des eaux de cuisine filtrées. Il peuvent fournir des
aliments jusqu’au moment où, aux périodes de sécheresse extrême de longue
durée, il n’y a plus d’eau, même d’eau recyclée, disponible pour les tenir en
vie. En dernier ressort constituent-ils eux-mêmes une ressource alimentaire à
disposition des habitants en temps de crise prolongée.
Les membres individuels au niveau de chaque commission
réservoir décideront sur les services dont ils auront besoin. La situation au
niveau collectif de commission réservoir variera d'une localité à l'autre.
Les services prévus sont intensifs du point de vue de
main d'œuvre nécessaire, et devraient donc porter à la création d'un bon nombre
d'emplois bien rémunérés dans les monnaies locales.
Les
systèmes de récolte, stockage et recyclage seront établis pendant des ateliers
organisationnels qui auront lieu justement pour les lancer. Ceux qui s'engageront
à s'occuper de ces fonctions bénéficieront de priorité pour ce qui concerne les
micro -finances nécessaires à l'établissement de leurs activités, en premier
lieu auprès du fonds spécial prévu à ce but, ensuite, éventuellement des fonds
communs.
Les fossés d’infiltration.
La construction extensive et systématique de fossés d’infiltration et
similaire peut être mise en œuvre sous les systèmes de monnaie locale établis
au cours de l’une des premières phases d’exécution de chaque projet de développement
intégral. Pour des informations sur cette technologie simple voir Duveskog, D (ed),
Soil and Water Conservation with a Focus on Water Harvesting
and Soil Moisture Retention, Chapter 3 : Overview of water harvesting and soil retention approaches p.5-19, Farm
Level Applied Research Methods for East and Southern Africa (FARMESA), Harare,
2003.
Les pépinières et la sécurité
alimentaire.
Des
pépinières pour la culture des arbres d´origine seront formées comme activités
commerciales locales financées dans le cadre du système de monnaie locale et de
la structure de micro -crédits mise en place du projet. Par principe, aucune
monnaie formelle n’est demandée pour de telles activités. Au cas d’exigences de
monnaies formelle pour l’achat de semences ou plantes de dehors la zone du
projet, les initiatives se qualifieront pour des micro -crédits sans intérêts.
Donc, aucune voix spécifique au bilan à couverture de telles initiatives n’est
prévue.
Les
activités se appliqueront aussi aux arbres à fruits et à huiles végétales qui
seront plantés le long des sentiers entre les villages de la zone du projet,
dans les places des villages etc. On prévoit la plantation de dizaines de
milliers d’arbres. À distance de quelques années, dès que les arbres aient pu
fonder leurs racines au point de n’avoir
plus dépendre d’eau de superficie pour leur survie, fournissent-ils une
deuxième ressource alimentaire importante en temps de sécheresse
prolongée.
La banque coopérative des
semences.
Le projet instituera, dans le
cadre du système de monnaie locale établie, une banque des semences. La banque
servira:
au niveau prioritaire à la fourniture de semis destinés à
la culture domestique et en deuxième niveau
a) À
la réintroduction et sauvegarde de sortes de plantes locales et régionales
menacées de l´extinction
b) Á
la préparation et la conservation de semences pour le compte des agriculteurs.
c) Á
la conservation et la réintroduction des plantes médicinales traditionnelles.
Technologies utiles pour la
production alimentaire locale .
Quelques produits agricoles
offrent des suppléments alimentaires de bonne qualité pendant toute l’année
dans des conditions environnementales difficiles. Ils s’adaptent bien à la
production alimentaire à main d’œuvre intensive dans le cadre des systèmes de
monnaie locale établis dans chaque zone de projet. Ils se prêtent aussi à l’exploitation sur
petite échelle pour l’exportation hors d’une zone de projet.
Une bonne référence sur des
cultures particulièrement utiles en Afrique, voir : Stone, A. et al, Africa’s indigenous
crops, Worldwatch
Institute, Washington, Janvier, 2011.
La culture des arbres Moringa Oleifera est prévue
dans la publication de
Pour un deuxième exemple, lisez
Snail Farming par J.R.Cobbinah
et al, Agrodok 47, Agromisa
Foundation, Wageningen, 20008.
Le développement de céréales vivaces sur le moyen et plus long terme
semblerait offrir une opportunité intéressante pour la mise en culture de terres
marginales dans les zones de développement intégré dans les pays pauvres. On
pourrait entreprendre les expérimentations avec organisations telles The Land Institute, Salina, (Kansas).
Des informations bien documentées
sur cette technologie sont disponibles à travers l’article de Glover J.D. et al, Increased Food and Ecosystem
Security via Perennial Grains ( avec dessin de support), Science
Magazine, Vol. 328, no. 5896, pp.
1638-1639, Washington, 25 Juin 2010.
Pots
zeer pour la conservation des aliments.
Les pots zeer
sont des systèmes traditionnels simples de conservation des aliments
originaires de l’Afrique du Nord. Ils permettent le refroidissement de produits
alimentaires pendant une période brève dans la plupart des environnements. Les aliments délicats tels le lait et la
viande peuvent y être conservés pendant jusqu’à 2 jours. Les autres aliments, selon leur
caractéristiques, pour une période jusqu’à deux semaines. Dans le cadre des
projets de développement intégré, les pots zeer se
prêtent à la production locale utilisant des matériaux disponibles localement
sans avoir besoin de fonds en monnaie formelle.
Pour vois une introduction générale aux
équipements simples pour la conservation des aliments voir E. Rusten, Understanding Evaporative
Cooling,
Volunteers in Technical
Assistance (VITA), Technical Paper
35, Arlington, 1985. Ce document est publié par Peter Weir.
Pour voir une
description sur comment faire des pots zeer, voir The Clay Refrigerator aux pages 15-19 du document Clay-based Technologies, de
Pour
voir une analysis paramétrique détaillée des pots zeer voir Appropedia zeer pot
refrigeration (design),
Fosses Zaï pour les
cultures dans les zones marginales.
Cette technologie simple ne fut
introduit que récemment, au Burkina Faso. Elle constitue une manière pour
réaliser des cultures dans des zones habituellement dépourvues de cette
possibilité, ou bien d’y améliorer la production.
La technologie n’a que deux “désavantages” :
1) La quantité de main d’œuvre
nécessaire à sa réalisation est importante. Bien que le travail nécessaire peut
varier selon la nature des sols, faut-il retenir un taux de 300 heures/home par
hectare. L’entretien des fosses zaï demande à son tour beaucoup de travail. Les
fosses creusées dans les sols argileux ou à contenu élevé de gravier demanderont
moins d’entretien que celles faites dans les terres sableuses.
2.) La
mécanisation en est impossible. Les
fosses sont creusées et entretenues à
main.
Tels “désavantages” des fosses zaï les rendent particulièrement adaptées aux projets de
développement intégré.
Les terres arides communales
peuvent créer une source de travail dans le cadre des monnaies locales établies
pour les membres de la communauté restés sans travail et/ou pour ceux
handicapés.
Puisque les fosses zaï font la
récolte de l’humidité, les plantes y placées ont une résistance supérieure aux
périodes de sécheresse que ne serait normalement le cas. Les fosses se
préparent au cours des saisons sèches, et son prêtes à la plantation dès
l’arrivée des pluies. De cette manière la saison de croissance peut être
prolongée. Les champs à fosses zaï ne sont pas
labourés.
La technique s’applique bien
aussi aux projets d’afforestation et reforestation.
Pour détails sur les fosses zaï voir Kaboré D, and Reij C., The Emergence and Spreading of an Improved Traditional Soil and Water
Conservation Practice in Burkina Faso, International Food Policy Research Institute (IFPRI), Environment and Production Technology
Division, Discussion Paper 114, Washington, Février
2005, et Essama S., Burkina Faso : the Zaï
Technique and Enhanced Agricultural Productivity, Indigenous
Knowledge (IK) Notes, No.
80, Banque Mondiale Afrique, Washington, Mei 2005.
1. Recherches.
Sur une page faites une analyse de la situation alimentaire dans votre
zone. Y souffre-t-on la faim de manière endémique ou périodique ? Qui en
souffre ? Pourquoi ?
Pouvez-vous en fournir des statistiques ?
Les agriculteurs locaux
pourront acheter des semences auprès de la banque de semences locale sans avoir
besoin de la monnaie formelle. Ils pourront d’ailleurs aussi obtenir des
extensions à leurs limites de crédit dans le cadre du système de monnaie locale
au fin de pouvoir couvrir les exigences liées à la nature saisonnière de leurs
activités.
2. Opinion.
On dispose en principe au niveau de ménage des matériaux de base
nécessaires pour qu’on puisse s’assurer d’au moins une partie importante des
propres exigences alimentaires. Au cours du travail sur quelques
facteurs liés à la pauvreté à
la section 1 analyse des causes de la pauvreté du premier bloc
la pauvreté et
la qualité de vie a-t-on présenté l’exemple d’une boîte de petits pois à démonstration de
l’industrialisation du secteur alimentaire. Sur une page expliquez les liens
entre les deux choses.
3. Opinion.
L’industrie alimentaire récolte, traite et
distribue de grandes quantités d’aliments. En général, elle n’est pas elle-même
productrice des aliments. Cela veut dire que les aliments existent déjà avant
leur entrée dans la chaîne industrielle. Sur une page faites un commentaire sur
cette observation.
4. Opinion.
La crise alimentaire est une crise
d’organisation de la production locale. Sur une page analysez cette phrase.
5. Opinion.
Sur une page faites une analyse qui
commence avec les mots «Le ‘succès’ de l’industrie alimentaire est du à
...... »
◄ Cinquième bloc : Section 4: Crise alimentaire.
◄ Cinquième bloc : Comment les structures dont au troisième bloc font face
à des problèmes spécifiques.
◄ Table matières pour le Diplôme du Développement
Intégré (Dip.Dév.Int)
«L’argent n’est pas la
clef qui ouvre la porte au marché mais la clenche qui la barre. »
Gesell Silvio, «The
Natural Economic Order »
Version anglaise révisée,
Peter Owen, Londres 1948, page 228
“Poverty is created scarcity” (La pauvreté
est la privation construite)
Wahu Kaara,
point 8 of the Global Call to Action Against Poverty, 58th annual NGO Conference, United
Nations, New York 7 Septembre 2005.
Cette
œuvre est mise dans le domaine public aux termes d’une licence
Creative
Commons Attribution-Non-commercial-Share Alike 3.0.